‹ Annibal dans les Alpes (volume 2)Chapitre 72 sur 85 · Aoe.ooo · texte numérisé non relu

Aoe.ooo

Marche dc« Helvètes d'aprèd le colonel Sloffcl.

(Jante pour la IV* Sampaqne de Césôr.

sans doute plusieurs lieues de longueur, raais le colonel Sloflel s'avance beaucoup en disant que les voitures devaient marcher une à une. L'opinion contraire s'appuierait sur le texte de César qui, au commencement de la même campagne, pour faire apprécier la difficulté du Pas de l'Écluse, dit que les voitures étaient obligées de marcher ainsi (1) ; ce* n'était donc pas le cas général.

Une autre opinion. — Les difficultés marécageuses des Dombes et l'excessive lenteur du trajet disparaîtraient si l'on admettait un Rhône à branche méridionale. Le passage de l'Arar pourrait alors être placé sensiblement plus en aval, en un point qui serait à trouver. César serait arrivé chez les Ségusiaves par le Vivarais, et, pour aller surprendre les Helvètes, il aurait repassé l'eau. Si pour ces deux traversées il n'a pas insisté dans ses Commentaires, c'est qu'il a utilisé des ponts tout faits. Remarquons que dans le cours de ses campagnes, il a dû franchir le Rhône à maintes reprises ; pas une seule fois il n'a mentionné cette opération dans ses Commentaires. Dans d'autres circonstances, il a insisté sur les passages de l'Allier ou de la Loire par exemple, à cause des conditions militaires dans lesquelles il se trouvait.

La septième campagne. — Nous croyons pouvoir arrêter là notre discussion, et laisser de côté la septième campagne de César, celle qui se termina par la prise l'Alésia ; la restitution de Napoléon III n'est peut-être pas définitive ; elle n'a jamais été admise par Quicherat. Ernest Desjardins et M. Elisée Reclus ont fait de singulières restrictions. Disons cependant ici qu'elle mentionne une diversion des Gaulois entreprise par ordre de Vercingétorix contre les peuples delà Province, et notamment contre les Allobroges ; d'après notre conjecture, cette diversion aurait eu lieu exclusivement par l'ouest, entre l'embouchure de l'Isère et le port d'Arles.

(1) Livre ï, vi, 1. . . .ùnum fiter) per Sequanos, angustum et diffkile, inter montem Juram et flumen Rhodanum,, vix qua singuli carn aucerentur. Ed. Dosson, Hacliette, 1899, p. 10.

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