R, D, B. (l'abbé) (Robert de Briançon
Nous avons eu sous les yeux, depuis Timpression , le texte de la note d'après laquelle Brunet a rédigé Tart. que nous avons reproduit. Les inexactitudes que le savant éditeur a laissé passer dans sa rédaction nous déterminent à reproduire in extenso cette note dont nous devons la communication à Tobligeance de son honorable auteur.
« Cet ouvrage assez rare parut à la fin de 1692 (comme on le voit marqué à la fin du premier vol.) avec une épître dédicatoire au marquis de Mirabeau.
« L'auteur fit ensuite changer le titre de ce premier vol. qui devint : L'Etat et nobiliaire de la Provence où Von voit ce qu'il y
a déplus remarquable seconde édition. L'épître dédicatoire
fut aussi changée, datée 22 octobre 1693, signée Robert de
Br lançon et adressée aux consuls d'Aix de 1693 parmi lesquels se trouvait Jean Robert, frère de Tauteur (1).
Cette épître motive cette 2* édition sur le grand débit de la 1^* et annonce des changements et quelques curieuses observations ajoutées. En fait, il n'y eut presque rien de changé ni d'ajouté en dehors du titre du 1*^ vol. et de Tépître dédicatoire; il n'y eut pas remaniement du texto et il n'existe pas de 2® ni de 3® vol. portant le titre ci-dessus de la.2® édition; mais, avant ou après l'établissement de ce nouveau titre, certains cartons ont été introduits dans les tomes II« et II1«. Nous avons constatés les suivant :
Tome II , p. 47 et 48 ; 123 et 124, 229 à 234 (6 pages pour la famille d'Hozier remplacées par 20 pages numérotées 229 à 241 , puis 230, 231, 230, 231 {sic) à 234); 285 et 286, 307 et 308.
Tome III ^ p. 57 et 58 (et un différent encore p. 57 à QQ)\ 125 et 126; 175 à. . . (je ne l'ai qu'en partie); 181 , 182, 187 à 190. Peutêtre en existe-t-il d'autres; en tous cas, les divers exempl. à cartons ne les ayant quelquefois pas tous, il est très difficile de savoir au juste ce qu'il en est ni môme quel est le texte primitif.
Il existe pourtant en fait une autre édition de cet ouvrage qu'on peut appeler contrefaçon puisqu'elle le reproduit page par page et ligne par ligne (sauf quelques légères modifications de mise en page et le changement des bois d'ornement) avec le titre et l'épître dédicatoire de l'édition originale. Peut-être pourrait-on trouver dans cette fidélité de reproduction, qui va jusqu'à conserver les fautes du texte indiquées dans les errata^ reproduits euxmêmes à la fin , la certitude du vrai texte de l'édition originale.
J fie (erait-ce pas là la vraie cause 4e ce ra^êickiuemênt de titre ?
Cependant elle reproduit jusqu'à la pagination géminée de la famille d'Hozier qui paraît bien être un carton ; on peut néanmoins Ten distinguer par Ten-tôte de chaque page qui est en italique, au lieu d'être en petites capitales, par les caractères et la mise en page des errata et de la table , par l'introduction dans le tome III, aux additions d'une notice sur la famille Bianchi ou Le Blanc, et enfin par la gravure des armoiries beaucoup plus grossière que dans la bonne édition. (Note de M. le marquis de Boisgelin).
132. /?... (l'abbé) {Rondon, chanoine d'Aix). Signalement de la ligne des quantièmes ohrétiens et motion
pour sa réforme^ ou Essai de présentation d'un premier et dernier méridien commun à toutes les nations , par — . Aix, 1844, in-8°, 20 p., 3 ff.