HI-LAS! SI J'AVAIS SU
Hélas I SI I avais su, l«:)rsque ma voix qui prcclie T'ennuyait de lei;ons, que sur toi, rose et fr uilu-.
noir oiseau des morts planait inaper«;u; C^ue la fièvre guettait sa proie, et que la porte Où tu j"ii lis hier te verrait passer ni"rr«* Hélas ! si j'avais su !.
K- t'aurais fait, enfant, l'existence bien douce;
us chacun de tes pas j'aurais mis de la mousse;
s ris auraient sonné chacun de tes instants;
l'aurais fait tenir dans ta petite vie l M trésor de bonheur immense... à faire envie Aux heureux de cent ans!
n des bancs où pâlit l'enfance prisonnière. >us aurions fait tous deux l'école buissonnicr^ , l'msles bois pleins de chants, de parfum et d'amour iurais vidé leurs nids pour emplir ta corbeille ; je t'aurais donné plus de fleurs qu'une abeille N'en peut voir dans un jour.
I. Il les accuse d'avoir été meilleurs parce qu'il est ni 3. Huns cette élégie, il pleure U mort d'une cousine <.'. j. C'est courir les champs au lieu d'aller a récolc. ^*. disait d'abord d'écoles tenues :"•• "^ hérétiqu - • mes.
Puis, quand le vieux Janvier, les épaules drapées D'un long manteau de neige, et suivi de poupées. De magots, de pantins, minuit sonnant, accourt; Au milieu des cadeaux qui pleuvent pour étrenne, Je t'aurais fait asseoir comme une jeune reine Au milieu de sa cour.
Mais je ne savais pas... et je préchais encore' : Sûr de ton avenir, je le pressais d'éclore. Quand tout à coup, pleurant un long espoir déçu, De tes petites mains je vis tomber le livre; Tu cessas à la fois de m'entendre et de vivre... Hélas 1 si j'avais su!
HÉGÉSIPPE MORtAf