‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 143 sur 444 · JUIN · texte numérisé non relu

JUIN

Les prés ont une odeur d'herbe verte et mouillée, Un frais soleil pénètre en l'épaisseur des bois ; Toute chose étincelle, et la jeune feuillée Et les nids palpitants s'éveillent à la fois.

Les cours d'eau diligents aux pentes des collines Ruissellent, clairs et gais, sur la mousse et le thym ; Ils chantent au milieu des buissons d'aubépines Avec le vent rieur et Toiseau du matin.

Les gazons sont tout pleins de voix harmonieuses-, L'aube fait un tapis de perles aux sentiers, Et Tabeille, quittant les prochaines yeuses, Suspend son aile d'or aux pâles églantiers'.

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