‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 147 sur 444 · LE SOLEIL ET LA GRAPPE · texte numérisé non relu

LE SOLEIL ET LA GRAPPE

Quel vin! vit-on jamais escarboucle' pareille? C'est bien simple : un rayon flâne^ dans une treille. Et se cache entre les grappes, comme un lézard ; Un brave vigneron passe là, par hasard. Sans y songer; du bout de sa serpe il attrape Le rayon, et le coupe ensemble avec la grappe. Au panier! au panier!... L'homme verse le tout. Raisins murs et rayons, dans la cuve qui bout. Rayons et raisins mûrs se mêlent dans la cuve, La cuve qu'on emplit fume comme un Vésuve; Et voilà la raison qui fait que nous voyons Ce diable de vin vieux toujours plein de rayons !

Paul Arlne.

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