‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 184 sur 444 · PITIÉ POUR I.LS ANIMAUX · texte numérisé non relu

PITIÉ POUR I.LS ANIMAUX

S'il existe vraiment, où donc s'arréte-t-il, Cet effroyable droit qui nous livre la vie Comme une chose inerte au travail asservie, Ht nous mer la douleur aux mains comme un outil'

Tous ces êtres vivants qu'une invisible trame Tient enchaînés pour nous sous une loi de sang-\ Tous ces fils de l'argile ont un peu de notre âme. Un peu de ce qui pense, un peu de ce qui sent.

Le Dieu qui les couvrit d'une éternelle enfance Leur donna la pitié de l'homme pour défense. L'œil pour le supplier, la voix pour l'attendrir:

1, L'iioiumc est cruel pxr iiccessité. Il y a là une des formes de 1* lulle pour la vie.

2. Ce vers veut dire, je crois, qu'une loi trop impitoyable nous isservit les animaux et nous permet de verser leur sang. Ht pourtanr

s sont formés de la même argile que nous.

lyS ANTHOLOGIE CLASSIQUE

Et ceux-là sont des fous dont l'horrible caprice

Torture sans raison, ou frappe sans justice

Ces frères ' que nous fait le pouvoir de souffrir!

A. SiLVESTRE.

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