‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 198 sur 444 · ne tera plus de feu, pour ne pas gcncr son hôte · texte numérisé non relu

ne tera plus de feu, pour ne pas gcncr son hôte

Pour un autre voyage' est parti sans retour. Crains de déployer là tes ailes assoupies; Car d'un dur successeur les servantes impies Te pourraient disputer ta patrie en lambeaux. Alors, va de l'église habiter les arceaux; Cherche l'enclos bordé de prunelliers, de mûres. Où la brise du soir fait gémir ses murmures; Ht de la croix de fer où Christ a bu le fiel % Laisse, pour ton ami, monter tes chants au ciel.

Dl La i oucii t .

L'ALOUETTt

Le jour commence à peine à blanchi'r les collines, La plaine est grise encor;

Au long des prés bordés de sureaux' et d'épines. Le soleil aux traits d'or

N'a pas encor changé la brume en perles fines ;

Ht déjà, secouant dans les sillons de blé

Tes ailes engourdies.

Alouette', tu pars, le gosier tout gonflé

De jeunes mélodies.

Ht tu vas saluer le jour renouvelé.

Dans l'air te balançant, tu montes et tu chantes.

Ht tu montes toujours.

Le soleil luit, les eaux frissonnent blanctusb.iiitcs ;

11 semble qu'aux entours»

Ton chant ajoute encor des clartés plus puissantes.

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