ne tera plus de feu, pour ne pas gcncr son hôte
Pour un autre voyage' est parti sans retour. Crains de déployer là tes ailes assoupies; Car d'un dur successeur les servantes impies Te pourraient disputer ta patrie en lambeaux. Alors, va de l'église habiter les arceaux; Cherche l'enclos bordé de prunelliers, de mûres. Où la brise du soir fait gémir ses murmures; Ht de la croix de fer où Christ a bu le fiel % Laisse, pour ton ami, monter tes chants au ciel.
Dl La i oucii t .
L'ALOUETTt
Le jour commence à peine à blanchi'r les collines, La plaine est grise encor;
Au long des prés bordés de sureaux' et d'épines. Le soleil aux traits d'or
N'a pas encor changé la brume en perles fines ;
Ht déjà, secouant dans les sillons de blé
Tes ailes engourdies.
Alouette', tu pars, le gosier tout gonflé
De jeunes mélodies.
Ht tu vas saluer le jour renouvelé.
Dans l'air te balançant, tu montes et tu chantes.
Ht tu montes toujours.
Le soleil luit, les eaux frissonnent blanctusb.iiitcs ;
11 semble qu'aux entours»
Ton chant ajoute encor des clartés plus puissantes.