DIEU ET LA NATURE
O toi que nul n'a pu connaître, Et n'a renié sans mentir, Réponds-moi, toi qui m'as fait naître. Et demain me feras mourir!
Dès que l'homme lève la tête, Il croit t'entrevoir dans les cieux; La création, sa conquête'.
N'est qu'un vaste temple à ses yeux.
Dès qu'il redescend en lui-même, Il t'y trouve'; tu vis en lui.
S'il souffre, s'il pleure, s'il aime.
C'est son Dieu qui le veut ainsi.
De la plus noble intelligence La plus sublime ambition Est de prouver ton existence Et de faire épeler ton nom 5.
Le dernier des fils de la terre Te rend grâces du fond du coeur.
Dès qu'il se mêle à sa misère Une apparence de bonheur.
Le monde enner te iîlorifie; L'oiseau te chante sur son nid; Et pour une goutte de pluie Des milliers d'êtres t'ont béni.
1. Clinque progrès de la science est une conquête faite par l'honinie sur la nature.
2. Dieu est encore visible dans le cœur, la conscience et la raison.
5. C'est le cas de dire avec Joubert : « Il faut craindre de se tromper, quand on ne pense pas en poésie comme les poètes, et en religion comme les saints. »
POESIF5 MORALES 2^7
lu II .15 nçn lait qu 'Mi ne i adwiirc; Rien de toi n'est perdu pour nous; Tout prie, et tu ne peux sourire, Que nous ne tombions à genoux ' .