‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 250 sur 444 · LA VIE ET L'ESPERANCE · texte numérisé non relu

LA VIE ET L'ESPERANCE

Quand j'ai passé par la prairie,

J'ai vu, ce soir, dans le sentier.

Une fleur tremblante et flétrie,

Une pâle fleur d'églantier.

Un bourgeon vert à côté d'elle

Se balançait sur l'arbrisseau;

J'y vis poindre une fleur nouvelle.

La plus jeune était la plus belle :

L'homme est ainsi, toujours nouveau =.

Quand j'ai traversé la vallée.

Un oiseau chantait sur son nid.

Ses petits, sa chère couvée, Venaient de mourir dans la nuit.

Cependant il chantait l'aurore; O ma Muse! ne pleurez pas; A qui perd tout, Dieu reste encore?, Dieu là-haut, l'espoir ici-bas.

A. DE Musset.

1. Un philosophe a dit : « Notre âme est toujours pleinement vivante; elle l'est dans l'infirme, dans l'évanoui, dans le mourant : elle l'est plus encore dans la mort. »

2. L'espérance est comme la fleur qui repousse à coté des fleurs flétries.

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