A propos de la mémoire, citons cette table d'Arnauh
L'c'ponge boit, c'est son métier; Mais elle est aussi souvent pleine Dt- l'eau fangeuse du bourbier Que de celle de la fontaine.
Docteurs qui, dans votre cerveau, Ijoge^ le vieux et le nouveau, Les vérités et les mensonges, J'en conviens, vous retenez tout :
Mais, aux yeux de l'homme de goût, i\V serie^-vous pas des éponges ?
î. Qiioiqu'il y ait plus de mérite pour qui sut ainsi s'élever. 4. HhaUicjuc (dérivé de hcraïdus, héraut d'armes) se dit de ce qui intéresse la science du blason et des armoiries.
POÉSIES MORAL l 293
Ma mère, le front ceint de rustique verveine, A grandi, libre et chaste, au milieu d'un hameau; Mon aïeul, dédaigneux des fadeurs du trumeau ', Sut,'a le maigre sein de la pâle déveine.
Mais si l'Armoriai ' ne connaît pas mon nom, Si les plis ondoyants de mon obscur pcnnon "' flottent point aux murs de Solyme conquise ',
ir l'éternel honneur du fils qui me naîtra, lu ce vers sobre et franc j'exalte ma devise:
F.jii i £' y.'<f Joii fouirai, .iliii/iftc jtê pj'iirj.
JUSTIClf II CHAKITl:
nons-nous pour trouver notre tâche moins rude tre terre moins âpre et notre ciel plus beau. malheur à celui qui dans la solitude ^11 seuil de la vie aux portes du tombeau.
nous l'homme, malgré son erreur ou sa faute*, nsolons sa misère avec notre amitié ; qui rend le coeur bon fait aussi l'âme haute, c est d'avoir peu d'orgueil et beaucoup de pitié.
est un ornement Je !
iil en question Uà j.r. : .
nt des udeurs. '. Le livre d'or de îi iu>!']csm; qui J Jr.)it J'imuiiriL s. ;. Le pcnnon était i des du un des noms
Jérusalem. I:n d'à:.... . . .neN : J€ »;. ... • •"'
:. Joubert a dit : ■ La charité est une '• \ ce qu'il y a de plu» Ciiblc, le;, l.... ii>. i^-
. les malheureux, les affli((cs. Dieu veut que nou» (.iincmis. ■
Donc, pitié pour tous ceux que l'infortune assaille, Pitié, même à la haine, et pardon au remords; Pitié pour les vaincus de la dure bataille ' ; Aimons les malheureux comme on aime les morts.
Plaignons celui qui pleure, aidons celui qui lutte ; Relevons doucement en lui tendant les bras L'homme, même déchu, qui gémit de sa chute; Baissons-nous jusqu'à lui s'il est tombé trop bas.
La Justice a changé la face de la terre ; Mais, si la Charité remontait dans les cieux% L'homme se trouverait comme un enfant sans mère, L'âme mélancolique et le front soucieux.
Servons-les l'une et l'autre : ardents d'un même zèle, Comme les habitants d'une même cité, Resserrons fortement l'alliance éternelle Dont le pacte solide a fait l'humanité.
Allons, toujours conduits par cette loi divine. Et sans nous diviser suivons notre chemin ; L'aube des temps nouveaux rougit sur la colline, Allons à l'avenir en nous donnant la main M
M. (^H AN r AVOINh .