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L'ABEILLE ET LA FOURMI

A jeun, le corps tout transi ',

Et pour cause.

Un jour d'hiver, la Fourmi, Près d'une ruche bien close.

Rôdait 5, pleine de souci.

Une Abeille vigilante L'aperçoit et se présente.

« Que viens-tu chercher ici?

Lui dit-elle. — Hélas! ma chère, Répond la pauvre Fourmi, Ne soyez pas en colère.

Le faisan, mon ennemi, A détruit ma fourmilière; Mon magasin est tari ; Tous mes parents ont péri De faim, de froid, de misère.

J'allais succomber aussi, Quand du palais que voici L'aspect m'a donné courage.

Je le savais bien garni De ce bon miel, votre ouvrage;

1. liiiudfl (dérivé de baud, gai, content, en allemand Inild) était, au nioycii-.î<;e, dans les fables et fabliaux, le sobriquet de l'âne, l'aninial -guilleret par excellence. On l'appelait maitre liaiuiel ou liautiotim.

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