‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 320 sur 444 · DE L A P K A D U · texte numérisé non relu

DE L A P K A D U

I/l-COLl- l-N PLEIN AIR*

Et j'instruis les enfants du village, et les heures

Que je passe avec eux sont pour moi les meilleures;

Elles ouvrent le jour et terminent le soir.

Oh ! par un ciel d'été, qui n'aimerait à voir

Cette école en plein champ où leur troupe est assise?

11 est deux vieux noyers aux portes de l'église

Avec ses fondements en terre enracinés.

Qui penchent leur feuillage et leurs troncs inclinés

Sur un creux vert de mousse, où dans le cailloutaije

S'échappe en bouillonnant la source du village.

De gros blocs de granit que son onde polit,

Blanchis par son écume, interrompent son lit.

Sur ce tertre, glissant de colline en colline.

L'œil embrasse au matin l'horizon qu'il domine.

Et regarde, à travers les branches de noyer.

Les lacs lointains bleuir et la plaine ondoyer '.

C'est là qu'aux jours sereins, rassemblés tous, leur troupe.

Selon l'âge et le sexe, en désordre se groupe :

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