V. DF, LaPRAOE
A UN HNIAN'T
Enfant, tu grandis 1 que ton cœur soit fort! Lutte pour le bien : la défaite est sainte '. Si tu dois souffrir, accorde à ton sort Un regret parfois, — jamais une plainte.
Écris, parle, agis, sans peur du danger. L'univers est grand : que ton œil v plonge ! Tu pourras faillir, même propager Une erreur parfois, — jamais un mensonge.
Si tu vois plus tard d'indignes rivaux Toucher avant toi le but de la vie. Trahis seulement, sûr que tu les vaux.
Du dépit parfois, — jamais de l'envie...
Le mal ici-bas trône audacieux :
D'un amer dégoût si ton âme est pleine, Nourris dans ton sein, montre dans tes yeux Du mépris parfois, — jamais de la haine >.
Il dit encore :
J'aurai hifM atcompli mcm Jcfoir ri ma loi. Si T(»M< riej mtiltfnrs et plus litureux qm< moi.
Qu.and on est victime d'un devoir. M. Manuel dit ailleurs
Il faut ifu* U :.■ ' ■ ■ justice;
Il faut peur /, f cm tûrriâce.
Et qu'il soit le piw par, < ,, •: di peu U ^ut fort :
Si xvms x'oule^ eomhattre, il faut croire J'ahcrJ.
11 t.uit haïr le mal, sinon les méchants.
Et si dans ce monde, étroite prison, Un trouble apparent met l'âme en déroute, Que l'œuvre de Dieu laisse à ta raison Un souci parfois, — mais jamais un doute.
EuGKXE Manuel