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LA FLHUR DU BLÉ

Tu n'iras pas, fleur bien aimée.

Paysanne sans art.

Dans une chambre parfumée

Mendier un regard ;

Les coupes de marbre et d'agate Sont pour les blucts bleus

Et pour le pavot écarlate. Tes voisins paresseux.

Moins orgueilleuse que la rose.

Au pauvre tu souris :

Car de sa sueur il arrose

Le sol où tu fleuris.

C'est lui qui te tresse en guirlande

Avec sa rude main.

Et va te porter en offrande

A la croix du chemin.

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