A la dcrobcc. Pour cHitcr la tristc&sc des adieux
2. LiKutioii populaire, le fttil vtrtf Stau-dt-vU qui suii L »;.(!>..
î. Victoire remportée par le j^énéral Uugcaud sur les bord> dv ière d'Iily (.Maroc), le 14 août 1844.
LE RÉGIMIiNT Q.UI PASSE
Par un temps de boue et de glace, Le peuple, toujours enfantin, Regarde un régiment qui passe Devant la Porte Saint-Martin.-
C'est un régiment de la ligne ', Astiqué- comme aux anciens jours; Le tambour-major, d'un air digne, Précède les petits tambours.
Deux officiers qui, pour les suivre.
Maintiennent leurs chevaux au pas.
Au delà des saxhorns' de cuivre.
Dominent les fronts; et, là-bas,
A travers la brume incertaine, Tels des pavots dans les épis, S'avance la foule lointaine Des chassepots* et des képis.
Pour les soldats, le populaire^ S'est en grand'hàte rassemblé; Un flot de gamins accélère Sa marche à leur pas redoublé.
1. L'infanterie, la troupe qui autrefois combattait en ligne.
2. Polir, nettoyer. Proprement, c'est lisser le cuir à l'aide d'un polissoir nommé aslic. Asticoter a été tiré d'astiqtur, au sens métaphorique de tourmenter, irriter.
3. Saxhorn (Sax, nom de l'inventeur, anglais }x>rn, cor), instrument à vent, et en cuivre.
4. L'inventeur donna son nom à ce fusil. '). Le peuple. Locution familière.
POÉSIES j»ATRIOTIQUES ^89
La troupe passe, calme et gaie, Comme elle irait sous les obus, Devant les gens qui font la haie.
Et l'encombrement d'omnibus'.
Chacun l'accompagne, ou s'arrête; Et l'on voit emboîter le pas L'ouvrier tirant sa charrette.
Ou portant son fils sur ses bras.
Et, rêvant déjà de bataille, Tous sont heureux naïvement- ; Car toujours la France tressaille Au passage d'un régiment.
I" . C O !• P fc L .
PJ-ITI l'NlI- l'I()(.-
Petit pioupiou.
Soldat d'un sou Qu'as-tu rapporté de Criiiicc:
C'était le temps où notre armée.
Toujours sans trêve ni repos, Portait à travers la fumée, Troués de balles, nos drapeaux!