‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 420 sur 444 · Tout ceci est peint sur le vif · texte numérisé non relu

Tout ceci est peint sur le vif

3. Terme familier (qui a beaucoup de cosses, enveloppes de graines légumineuses), et par suite riche ou aisé.

4. Tous ces traits sont naïfs et vrais. C'est dessiné d'après nature. Il y a bien de la finesse et de l'esprit dans cette simplicité de touche et ces détails familiers qui recouvrent des sentiments et un caractère.

5. De savoir au moins lire et écrire, ne fût-ce que pour donner de mes nouvelles.

Que dans ce grand Paris, effravant et moqueur, Je suis toujours le sien, et lui garde mon cœur. Baise ses cheveux blonds, fais-lui La confidence Que j'ai peur du grand gars qui lui parle à la danse; Dis-lui qu'elle soit calme et garde le logis, tt que je ne veux pas trouver ses yeux rougis. — Adieu. Voici pour vous ma tendresse suprême. Ht je signe en pleurant, v votre enfant qui vous aime. »

F. COPPÉE

LA CHAUMIÊRIf INCENDIÉE'

Fléau rapide et qui dévore, La bataille a passé par là, Et la vieille maison brûla; Regardez, cela fume encore.

Quelques images d'Epinal, Un fusil sur la cheminée; C'était la chaumière obstinée, Le vieux logis national >.

Au seuil rugueux où l'on trébuche?.

Il fallait se baisser un peu ; Mais la soupe était sur le feu.

Et le pain était dans la huche *.

C'était bien sombre et bien petit.

Avec un toit de paille chauve.

Mais abritant sous l'humble alcôve Un berceau tout près d'un grand lit),

Page 1