‹ Anthologie de l'occultismeChapitre 174 sur 229 · LIVRE CONFIRM ATOIRE DES MYSTERES DE PRAGUE · texte numérisé non relu

LIVRE CONFIRM ATOIRE DES MYSTERES DE PRAGUE

Prague, année i585, 20 mars.

Mystères Stéphaniques

(Commencement d’avril, 12, i585.)

Prenez de commun Audcal, purifiez-le et préparez-le par Rlodnr en quatre diverses digestions, continuant la dernière digestion par quatorze degrés et un, et une rapide proportion, jusqu’à ce qu’il devienne Dlasod fixé, en un corps très rouge et très lumineux, l’image de la Résurrection.

Prenez aussi Lulo de rouge Roxtan, et travaillez-ie par les quatre degrés de feu jusqu’à ce que vous ayez son Audcal, et alors recueillez-le.

.Alors, doublez chaque degré de votre Rlodnr, et par la loi de copulation et de mélange, travaillez et continuezies soigneusement ensemble. Néanmoins, en bas, à travers chaque degré en multipliant le plus inférieur et le dernier Rlodnr, son véritable office terminé par un degré de plus alors que le plus haut.

Ainsi il devient Darr, qui est ta chose que vous cherchez, un Dlasod saint, très glorieux, est signifié.

Mais veillez bien, et recueilîez-le au plus haut ; car en une heure il est descendu, et il monte et il remonte dang ce but.

Prenez garde !

JEAN DEE

Mercredi après-midi, vers trois heures et demie.

A. — Comme nous étions assis ensemble dans mon cabinet de travail , et que nous parlions de nos affaires et de la Pierre Philosophale, Edouard Kelly sentit une chose pesante sur sa tête, et entendit une voix disant : .Te vais t’enseigner ; là-dessus, je mets la pierre en place.

Edouard Kelly. — Voici Levanael, couvert comme il en avait l'habitude.

Levan. — Pourquoi n' êtes-vous pas pur, afin que vous puissiez apprendre?

Edouard Kelly. — Ainsi nous recevrons à l’Est, comme le temps de l’année le demande.

A. — Seigneur, tu as dit que nous deviendrions, à la fin, d'un seul esprit par les miséricordes, Seigneur aide-nous ici.

E. K. — Il semble qu’il a ses lèvres cousues, car le voile est si mince qu’il permet que son visage soit de telle sorte qu’il est parfaitement visible.

Levan. — Voyez que vous devez saisir la saison, et cueillir pendant qu'il en est temps ; si vous laissez passer cette moisson, vous serez désireux de cueillir et vous ne le pourrez pas.

Trois fois je dois entrer en vous si je ne vous trouve pas.

Lo, c’en est fait, car je ne viens plus.

E. K. — Je vous prie d’entrer en rapport avec une autre personne. Voici Jean, un garçon qui est en cette maison, servez-vous de lui

Levan. — Vous parlez selon la folie humaine ; mais avant que je parte, je ne veux pas vous perdre de vue.

Lisez votre leçon. C'est maintenant une leçon commune.

A — Je lis : Prenez Audcal commun, etc. Prenez garde.

Levan. — Vous feriez mieux de faire ainsi.

E. K. — Maintenant, il a levé son voile, sa face est nue ; ce n’étaient pas ses lèvres qui avaient ces points comme il paraissait, mais c’était dans son voile ; sa face est une très belle face.

A. — Nous vous supplions, pour Dieu, pour son salut, sa gloire et son honneur, de donner vos lumières et de rendre évidente cette leçon ou conclusion.

Levan. — Cette conclusion où l’homme est exalté, étant la dernière et la première, est aussi nécessaire pour vous et pour éviter les tentations qui sont à venir que vos vêtements le sont pour couvrir votre nudité ou les maisons pour vous garder des orages.

Lev... — Je viens de nouveau

A. — Je lis entièrement le commencement.

E. K. — Le voici de nouveau.

Levan. — Lisez.

A . — Je lis.

Levan. — Qu’est-ce que Audcal?

A. — Dieu le sait. Je ne le sais pas.

Levan. — C’est l’or.

A. — Purifie et travaille-le. Comment est votre purification ? Je ne le sais point.

Levan. — Continuez à lire.

Levan. — Dlasod, c’est le soufre.

Continuez, et laissez-moi vous enseigner, de façon générale.

A. — Prenez aussi Lulo de Roxtan rouge.

Levan. — Roxtan, c’est le vin pur et simple en luimême. Lulo est sa mère.

JEAN DEE

A- — II doit y avoir une grande ambiguïté dans ces mots.

Levan. — Lulo, c’est simplement le tartre de vin rouge. Audcal, c’est le mercure. Darr ( dans la langue angélique,) c’est le vrai nom de la Pierre.

Je reviens.

E. K. — Le voici revenu.

Je n’ai plus rien à vous dire ; ceci est la première fois.

E. K. — Il est parti.

A . — Nous savons que la Pierre philosophale se fait par les métaux , avec les métaux, et sur les métaux, etc.

E. K. — Le voici de nouveau... Tout est ici.

Levan. — Combien y a-t-il de lettres dans Audcal?

A. — Six. Il y a autant de voies pour cet œuvre.

E. R. — Il est parti.

A. — La grâce divine nous soit toujours présente, et quelle coopère avec nous pour l’honneur et la gloire de Dieu. Amen !

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