VAILLANT
religion, qui devrait être la science, n’en est précisément que l’ineffable ou muet langage, la mythologie.
C’est ce que démontrera jusqu’à l’évidence le livre de la Parole , dont l’arithmologie, raison mathématique des mots, a pour but principal de prouver ce qu’affirment Moïse, saint Jean et saint Athanase, savoir : i° qu’au commencement il n’était qu’une Lèvre, c'est-à-dire qu’une langue chiffrée et mathématique ; 20 qu’au commencement la parole était , quelle était en Dieu , qu’elle était Dieu , que Dieu était la parole ; 3° que le Judaïsme, quoique diamétralement opposé à /’Hellénisme, n’en est pas moins faux et comme lui hors de la vérité ; conséquemment, comme l’ont pressenti Àrnobe, Origène et les plus savants Pères de l’Eglise chrétienne, que la Bible n’est autre chose qu’une cosmosophie mythologique où les hommes jouent prosaïquement le rôle poétique des dieux et des héros d’Homère, personnifications des demis, astres du Méru des Indes et des Soreh , astres de Y Orner d’Arabie ; et que la révélation de la vérité de Dieu n’est autre chose que la revoilation de la science des astres par la substitution de l’allégorie à l’autogorie, c’est-à-dire du sens figuré au sens propre, de la fiction au fait. (Les Rômes. Avant-propos.)