‹ Anthologie de l'occultismeChapitre 47 sur 229 · HERMÈS TRISMÉGISTE · texte numérisé non relu

HERMÈS TRISMÉGISTE

cipe, ces dieux sensibles conformément à leur origine double, qui foraient toutes choses l’une par l’autre par le moyen, la nature sensible, chacun d’eux éclairant son œuvre. L’Ousiarque du ciel, ou de tout ce qui est compris sous ce nom est Zeus, car c’est par le ciel que Zeus donne la vie à toutes choses. L’Ousiarque du soleil est la lumière. Car c’est par l’orbe du soleil que nous recevons le bienfait de la lumière. Les trente-six dont le nom est horoscopes sont toujours dans le ciel des étoiles fixes. Ils ont pour ousiarque ou chef, celui qu’on nomme Pantomorphos, ou omniforme, parce qu’il donne des formes diverses aux diverses espèces. Les sept sphères ont pour chefs la Fortune et la Destinée, qui maintiennent l’éternelle stabilité pour toutes les lois de la nature à travers les transformations et l’éternelle agitation.

Toutes choses dépendent de 1 unité ou en découlent, et comme elles semblent distantes les unes des autres, on croit qu’elles sont plusieurs séparément, mais dans leur ensemble elles ne forment qu’un principe ou deux, et de ceux-ci sont faites toutes choses, et ces principes dont sont faites toutes choses sont la matière dont les choses sont formées et la volonté de celui par qui elles reçoivent des formes diverses.

Asklépios. — Quelle elle la raison de ceci, ô Trismégiste ?

Hermès. — La voici, Asklépios : Dieu. Car le père, le Seigneur universel, ou quel que soit le nom encore plus sain et plus religieux qu’on pourra lui donner, et qui, à cause de notre intelligence, doit être sacré entre nous par la contemplation d’une divinité si élevée, nous ne pouvons le définir par aucun de ces noms. Car cette voix est un son provenant de la percussion de l’air et déclarant toute volonté de l’homme ou sensation que

son esprit a reçue par les sens. Sur toute la substance de ce nom, composée d’un nombre déterminé de syllabes pour servir de lien entre la voix et l’oreille, et, de plus, la sensation, le souffle, l’air, tout ce qui y est contenu, tout ce qui s’y rattache, voilà avec quelles choses se trouve le nom de Dieu. Car je ne crois pas qu’un nom, quelque complexe qu’il soit dans sa composition, puisse désigner le principe de toute Majesté, le Père et le maître de toutes choses... Lui donc qui est seul et tout, possédant la plénitude de par la fécondité des deux sexes, toujours fécondé par sa propre volonté, enfante tout ce qu’il a voulu procréer.

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