‹ Anthologie de l'occultismeChapitre 58 sur 229 · GRÈCE · texte numérisé non relu

GRÈCE

ORPHEE

(xe SIÈCLE (?) AYANT J. C.)

Les textes magiques ou occultes proprement dits sont rares chez les Grecs primitifs. L'esprit clair , logique et | précis de leurs philosophes était assez semblable à celui jj qui a inspiré les méthodes analytiques et critiques de la science moderne. Ils cherchaient à expliquer l’inconnu i par la puissance de la dialectique plutôt qu’à le couvrir d’un voile d’ésotérisme.

Ce n’est donc pas dans les livres que Von pourrait trouver des traces de l’occultisme chez les Grecs, mais bien dans le brillant symbolisme de leur mythologie, et dans la doctrine cachée qui était enseignée dans leurs temples, dans les initiations aux mystères de Gérés à Eleusis, de Dionysos, de la Samothrace, ou des fêtes Sabasiennes ou Panathéniennes. Malheureusement, le secret de ce qui se disait dans ces initiations a été perdu, et le livre des Dionysiaques de Nonnos, l’oraison d’Andocides sur les Mystères, excitent à ce sujet notre curiosité sans la satisfaire. Nous avons donc choisi quelques pages, parmi les œuvres des auteurs grecs, qui nous semblent cependant se rattacher aux doctrines ésotériques, en commençant par les célèbres Hymnes d’Orphée.

Il est fort douteux que les œuvres qui portent ce nom légendaire, appartiennent véritablement à ce personnage mythologique. Leur compositio?i, néanmoins, est fort ancienne. Les Hymnes, en particulier, contiennent la plus pure mythologie des Grecs, et il est certain que leur auteur avait reçu une initiation, comme Moïse, Pythagore ou Hérodote. Il nous paraît même que ces hymnes

devaient être chantés pendant la célébration des mystères sacrés , en hommage aux divinités , ce qui nous semble évident par Vindication , pour chaque hymne , du parfum spécial qui devait être brûlé en le récitant.

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