I . Ceci nous reporte au XI* siècle, au temps des trouvères
l'abbé de FKANCHEVU.LE 225
Guébriac a trouvé cette feuille pour préface à un livre de François Barberin^ qui en parle; je l'envoie à Pauline ; elle entendra peut-être cette prose comme le Pastor fido. Voilà une bagatelle dont vous donnerez le soin à quelqu'un, sans vous en inquiéter. Si vous étiez à Aix, Montreuil feroit cette affaire pour son ancien ami, dont l'esprit est très différent du sien; mais enfin, vous ferez, sans vous peiner, tout ce que vous voudrez *.
Mi"e de Grignan envoya le mémoire demandé sur la Cour d''amour, et M«»e de Sévigné, qui montrait déjà ses lettres à Guébriac 2, écrivait à sa fille:
« Du mercredi 4 janvier 1690... La voilà revenue cette lettre du 17 : elle étoit allée faire un petit tour à Rennes ; elle remplit le vide qui me faisoit perdre le fil de la conversation ; j'aurois perdu aussi la plus belle instruction du monde sur cette Cour d'amour, dont mon nouvel ami eût été au désespoir. Sa curiosité sera pleinement satisfaite : il avoit reçu sur ce sujet mille autres rogatons qui ne valoient rien. Ah ! que cet Adhémar est joli ! mais aussi qu'il est aimé ! Sa maîtresse devroit être bien affligée de le voir expirer en baisant sa main... Je trouve toute cette relation fort jolie ; c'est un petit morceau de l'ancienne galanterie, mêlé avec la poésie et le bel esprit, que je trouve digne de curiosité 3... »
L'ancien abbé de Francheville fut absolument du même avis :