JOSEPH MERMET
Joseph Mermet
Une partie des vers de Mermet ont paru dans le Spectateur, de Montréal, à partir de 1813. Voir aussi le Répertoire National de Huston.
La collection Ma Saberdache, aux archives du Séminaire de Québec, renferme en outre un grand nombre de pièces inédites du même auteur, ainsi que toute la correspondance entre Mermet et Viger.
On ne sait que peu de chose de la vie de Mermet, si ce n'est qu'il naquit à Lyon, vers les 1775, et qu'il passa trois ans au Canada (1813- 16). Il était lieutenant à ce fameux régiment de Watteville qui, de la Sicile où il faisait du service, vint en 1813 nous prêter main-forte contre les Américains. Son poème sur la victoire de Châteauguay, qu'il publia dès les premiers mois de son séjour au Canada, suffit à fonder son succès dans un pays où les hommes de lettres étaient rares et la critique peu exigeante.
Légitimiste ardent, le lieutenant Mermet se hâta, à la Restauration, de rentrer en France, où il s'attendait de voir enfin récompensé son attachement aux Bourbons. Mais, complètement méconnu par le nouveau régime, bientôt il regretta amèrement d'avoir quitté le Canada. La dernière fois qu'il donna de ses nouvelles (1820), il était à Marseille, déçu, pauvre, malheureux.