ÉVA SENÉCAL
Les feuilles ont jauni et le soleil n'est plus, Tel votre souvenir, qu'un ancien hôte exclus. La paix des deuils s'imprègne au visage des choses, Les vents ont emporté l'odeur morte des roses. L'heure est tendre, pourtant, comme sera l'oubli En mon cœur, conscient d'avoir été trahi. Demain viendra l'hiver et notre indifférence Comme une sœur à qui depuis longtemps on pense. L'automne est doux après l'été.
Soyez heureux.
Qu'aucun morne remords ne vous fasse plus vieux. Autrefois, il m'a plu de vous prêter une âme. Que m'importe, aujourd'hui, si la vôtre est infâme ? Vous incarniez mon rêve et vous avez changé: Mon rêve chante encore et vous fait étranger.
{Flammes éteintes, en préparation)