‹ Anthologie des poetes canadiensChapitre 8 sur 241 · DENIS-BENJAMIN VIGER · texte numérisé non relu

DENIS-BENJAMIN VIGER

Mais, tandis qu'on se félicite, Voilà que le mort ressuscite; Certes la gazette avait tort :

Le p'tit bonhomme vit encor!

La guerre a fait couler le sang Dans tous les coins de ma patrie; Jamais l'affreuse tyrannie Ne fit périr tant d'innocents; Pour moi que les destins prospères Ont sauvé du sort de mes frères, Je dis, en bénissant mon sort:

Le p'tit bonhomme vit encor!

Denis-Benjamin Viger

BIBLIOGRAPHIE. — En vers: quelques poésies éparses dans les journaux canadiens du temps. — En prose: Considérations sur les effets qu'ont produits en Canada la conservation des établissements du pays, les mœurs, l'éducation, etc., etc., de ses habitants, et les conséquences qu'entraîne leur décadence par rapport aux intérêts de la Grande-Bretagne (1809); — Analyse d'un entretien sur la conservation des établissements du Bas-Canada, des lois, des usages, etc., de ses habitants (1826); — Considérations relatives à la dernière révolution de la Belgique (1831); — Observations de l'honorable D.-B. Viger contre la proposition faite dans le Conseil législatif de rejeter le bill pour la nomination d'un agent de la Province en Angleterre (1835); — Mémoires relatifs à l'emprisonnement de l'honorable D.-B. Viger (1840); — La crise ministérielle (1844).

Denis-Benjamin Viger collabora en outre très activement à plusieurs journaux, à partir de 1792.

Denis-Benjamin Viger naquit à Montréal, le 19 août 1774. Il suivit d'abord les cours du Collège de Montréal {alors Collège Saint- Raphaël), puis se fit admettre au barreau (1799), où il devait bientôt se faire une grande réputation de science et de talent. Envoyé une première fois au parlement en 1808, il resta près d'un demi-siècle sur la scène politique. Remplit avec succès deux importantes missions diplomatiques en Angleterre avant l'insurrection de 1837. Jeté arbitrairement en prison comme insurgé le 4 novembre 1838, il y passa dix-neuf mois, «refusant obstinément de fournir caution et demandant

sans cesse son procès.)) (M aximilien Bibaud) Fit partie du ministère Draper de 1844 à 1848. Décédé à Montréal en 1861.

Comme presque tous les hommes de sa génération, Denis-Benjamin Viger dut donner le meilleur de son activité à la politique, et c'est assez dire qu'il fit en sa vie plus de prose que de vers. Il a néanmoins laissé bon nombre de poésies, dont quelques-unes tout au moins, ne serait-ce qu'à titre documentaire, ne sont pas sans offrir un certain intérêt.

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