‹ Anthologie des poètes canadiens [microforme]Chapitre 151 sur 255 · MIETTES DE RÊVES · texte numérisé non relu

MIETTES DE RÊVES

Je voudrais, un matin d'été, Te voir passer dans la prairie, Front nu, dans la grande clarté, Foulant des pieds l'herbe fleurie,

Cheveux libres au vent très doux Sous lequel s'ouvrent les fleurs closes, Écartant les papillons fous

Attirés par tes lèvres roses,

Les yeux tout pleins de rayons d’or, L'âme aux chansons d'oiseaux ouverte, Éblouie en le fier décor

De l’immense campagne verte.

Joue et front poudrés de l’or fin Que les papillons ont aux ailes, Reine joyeuse du matin,

Fleur vivante aux pétales frêles !

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