MIETTES DE RÊVES
Je voudrais, un matin d'été, Te voir passer dans la prairie, Front nu, dans la grande clarté, Foulant des pieds l'herbe fleurie,
Cheveux libres au vent très doux Sous lequel s'ouvrent les fleurs closes, Écartant les papillons fous
Attirés par tes lèvres roses,
Les yeux tout pleins de rayons d’or, L'âme aux chansons d'oiseaux ouverte, Éblouie en le fier décor
De l’immense campagne verte.
Joue et front poudrés de l’or fin Que les papillons ont aux ailes, Reine joyeuse du matin,
Fleur vivante aux pétales frêles !
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