‹ Anthologie des poètes canadiens [microforme]Chapitre 153 sur 255 · LUCIEN RAINIER · texte numérisé non relu

LUCIEN RAINIER

Sans raison apparente, 11 pleure et se lamente Stérilement ?

Car souvent l’homme pleure

Sur un mal qui l’effleure, Mystérieux;

Dans l’âme délicate,

Le flot des pleurs éclate

Et monte aux yeux.

Les curieux du monde Sous l'énigme profonde Disent, songeurs, Ne sachant point la cause De notre peine éclose:

Pourquoi ces pleurs ?

Lucien Rainier (877- )

Lucien Raïinier (abbé Joseph-Marie Melançon) a rarement livré ses vers au public. Il a quelquefois collaboré, en vers et en prose, aux premiers Débats, à l'Avenir, au Nationaliste, au Devoir et à la Revue canadienne, et récilé des poésies en différentes manifestations patriotiques, notamment en l'honneur de Dollard des Ormeaut.

Lucien Raïinier est né à Montréal, le 15 octobre 1877. Étudia chez les Frères des Écoles chrétiennes et au Collège des Pères Jésuites, rue Bleury. Fut parmi les premiers membres de l’École littéraire, en 1896. 3 Comme le dit Louis Dantin dans la préface des œuvres de Nelligan, il i a «troqué depuis le carquois d'Apollon pour les canons de la Sainte Église ». Exerce son ministère à Montréal.

Style classique, de facture parnassienne, avec quelques poèmes plus « modernes ».

La première pièce que nous citons de lui, Chanson dernière, est antérieure à 1900. L'auteur ne peut cependant nous en dire la date précise, non plus que du sonnet Aurore printanière : « Je n'ai pas, dit-il, l'habitude de dater mes vers. »

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