JULES TREMBLAY
Il peut, dressant sa rude échine, Ébranler tout et fracasser, Comme une potiche de Chine, Celui qui l’a tant abaissé :
Il peut, car tout bas il grommèle, Lui marquer à jamais le front Avec les clous de ses semelles...
- L'Canayen peut avoir ça d'hon !
Jules Tremblay
BIBLIOGRAPHIE. — En vers : Des Mots, des Vers (Beauchemin, Montréal, 1911); — Du Crépuscule aux Aubes (Beauregard, Ottawa, 1917); — Les Ferments (Ibid., 1917): — Aromes du Terroir (Ibid., 1918); — Les Ailes qui montent (Ibid., 1918). — En prose : Le français en Ontario (Naull, Montréal, 1913); — Une opinion sur la littérature canadienne-française (Beauregard, Ottawa, 1913); — La sépulture d'Étienne Brulé (Société Royale du Canada, Ottawa, 1915).
SOUS PRESSE. -—— Le Foyer »; la charité en action: conférence sur une œuvre d'action sociale catholique.
EN PRÉPARATION, —— Un volume de vers el un volume de contes canadiens.
M. Jules Tremblay a collaboré à un grand nombre de revues et de journaux, lant anglais que français.
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M, Jules Tremblay naquit à Montréal, le 5 juillet 1879. À peine sorti de l'École normale Jacques-Cartier (1897), il se lançait à corps perdu dans le journalisme. D'abord altaché au Telegram, de Worcester, dans le Massachusetts (1897), puis au Canada français, de Saint-Jean {P. Q.) (1898), on le retrouve par la suite rédacteur au Canada, de Montréal, puis à la Presse, à la Patrie, enfin au Devoir. Les gazettes ne devaient pour: :nt pas le retenir toule sa vie. En avril 1911, M. Tremblay devenait secrétaire de l'Association canadiennefrançaise d'Ontario, qui justement à ce moment-là venait de se fonder. Mais dès l'année suivante (1912), revenant à ses anciennes amours, À fondail à Ottawa, en collaboration avec M. Louis Morisse!, le journal La Justice, où devaient se livrer de beaux combats pour le maintien ct F l'expansion de la langue française en Ontario. Subséquemment devenu ‘recteur de l'information au Temps, d'Ottawa, à est aujourd'hui traducteur aux Communes. Il a élé secrétaire du Conservatoire Lassalle ct de l'École littéraire (à Montréal) et du Cercle outaouaïs de l’ Alliance française.
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M. Jules Tremblay est le fils de M. Remi Tremblay, autre écrivain canadien bien connu.
« Il faut reconnaître qu'il y a sur les strophes de M. Tremblay la marque, souvent bien distincte, et soigneusement ciselée, de cet art-là (le parnassien)... Il faudrait citer beaucoup de vers où passe le soufile de la grande épopée... » (Abbé CAMILLE Roy, fee l'Action Sociale du 21 mars 191i).
« À juger son œuvre d'après ce caractère d'ensemble, on pourrait upérer une espèce de classement parmi toutes ces émanalions diverses de son cœur. Nous mettrions en bonne place pour l’ingéniosité de l’idée La Luriole et Sous la Table; pour la délicatesse et la sincérité de l'insriralion Retour et l'hommage À Devriès; pour la facilité du mouvement la Ballade des miséreux; pour la vigueur de l'expression Survivance ou Shylock. Maïs, si l'on cherche les pièces où l'âme entière de l’'artiste apparaisse avec toutes ses qualités, et pourvue de toutes ses « manières », nous n’hésilerions pas à placer en tête Messidor et... La Catalogne ! Qu'on lise donc La Catalogne et qu’on la lise pour mieux aimer e! faire mieux chérir l’éloffe du pays. Qu'on lise tout le livre pour goûter la succulence du bon pain de chez nous!» (Abbé ÉMILE CHARTIER, dans le Devoir du 4 mars 1911)
«J'ai surlout admiré comme la langue y est française, toujours. » (LUCIEN RAINIER)