JEHAN RICTUS
Jehan Rictus (Georges Randon, dit), né à Boulognesur-Mer, en septembre 1867. A exprimé avec une vérité poignante, dans une langue argotique aussi pittoresque qu'exacte, les tendresses, les souffrances, les rancœurs et les colères des miséreux. Ses Soliloques du Pauvre, d'une note d'art très personnel, sont des poèmes émouvants, une sorte de réquisitoire des humbles et des parias contre l'injustice et la dureté des puissants.
Elevé à Londres, puis en Ecosse, Jehan Rictus est revenu en France en 1877. « Depuis cette époque, dit-il, j'ai vécu à Paris, où tout jeune, vers quinze ans, seul au monde, j'ai roulé, disparu, tribulé et produit comme j'ai pu ».
Il a collaboré à la Muse Française, à la Plume, aux Essais d'art libre, au Pierrot, de Willette, à Deuxième Pléiade de Brinn' Gaubast, au Mercure de France, à la Revue Septentrionale, de Masseras, au Figaro, au Matin, à l'Echo de Paris, au Soir, etc.
BIBLIOGRAPHIE
Les Soliloques du Pauvre, poèmes, illustralions de Steinlein. — Doléances, poèmes, frontispice d'Alfred Jungbiuth. — Cantilènes du Malheur, poèmes, avec pointe sèche originale de
Steinlein, Rey, éditeur, Paris. — Fil de fer, volume de prose, mélangé de poèmes. — Dimanche et Lundi férié ou le Numéro gagnant, un acte, en prose, représenté à l'Œuvre (décembre igoS).