LES QUATRE SAISONS
Hélène, cette ville et le printemps sur elle,
Tes bras nus, tes beaux yeux mouillés de jeunes pleurs.
Tes robes, nos aveux, ta fraîcheur éternelle
Et le parc au soleil qui prenait ses couleurs.
Jacqueline, l'été devant l'assaut des vagues, Souvenirs de jardins et souvenirs de bars, Tes roses, tes colliers, tes fourrures, tes bagues, Notre bonheur à deux et tes brusques départs.
Madeleine, la neige et la pluie et le givre. L'hiver auprès du feu dans l'ombre du salon, Nos visages penchés sur les pages d'un livre, Et le temps qui fuyait et qui nous semblait long.
LES POÈTiiS DU DIVAN 57
Mais les automnes d'or c'est toi qui me les portes Dans ton sourire clair et pensif, ô Manon, Et dans tes cheveux roux comme des feuilles mortes, Et c'est dans la douleur que je redis ton nom.