LA FENÊTRE
Vous plaît-il qu'on prenne un sentier que je sais ?
Il mène à la cime De ces coteaux bleus en faisant des lacets
Au bord de Tabîme.
Vous serait-il doux de suivre le chemin Qui, par les genièvres,
Conduit jusqu'au seuil de l'antique moulin Où couchent des chèvres ?
Voulez-vous, le long de ce ruisseau couvert D'un fidèle ombrage.
Aller du côté que palpite la mer
Fantasque et sauvage ?
Si vous aimez mieux dans le ciel voyager,
Il suffit peut-être De lever les yeux sous le rideau léger
De cette fenêtre.
(Inédit)