‹ Anthologie des poètes du Divan. Avec une introductionChapitre 58 sur 86 · LA FENÊTRE · texte numérisé non relu

LA FENÊTRE

Vous plaît-il qu'on prenne un sentier que je sais ?

Il mène à la cime De ces coteaux bleus en faisant des lacets

Au bord de Tabîme.

Vous serait-il doux de suivre le chemin Qui, par les genièvres,

Conduit jusqu'au seuil de l'antique moulin Où couchent des chèvres ?

Voulez-vous, le long de ce ruisseau couvert D'un fidèle ombrage.

Aller du côté que palpite la mer

Fantasque et sauvage ?

Si vous aimez mieux dans le ciel voyager,

Il suffit peut-être De lever les yeux sous le rideau léger

De cette fenêtre.

(Inédit)

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