‹ Anthologie des poètes du DivanChapitre 34 sur 85 · LUCIEN FABRE · texte numérisé non relu

LUCIEN FABRE

Né à Pampelonne en 1889.

Collaboration poétique au Divan : n» 77, mars 1922 ; — n" 86, février 1923.

Bibliographie : Connaissance de la déesse. Société littéraire de France, 1919. — Les Théories d'Einstein. Payot, 1921. — Vanikoro. « Nouvelle Revue Française », 1923.

L'ombre des myrtes tremble au-dessus du limon,

Quelle nymphe couchée, Dans son rêve, ou d'un dieu peut-être visitée.

Se meurt ?... Lève ton front,

Nymphe, vois, dans ces prés, les faunes te font signe !..

Elle ne répond pas ; Elle ne répond pas, Léda 1 tordant ses bras

Elle appelle le cygne...

« O toi, dit-elle, ô toi, seul objet de mes vœux,

Garde-moi de ces mâles, Je suis si faible, hélas ! tant d'ardeurs, tant de râles.

J'ai peur 1... » Mais, dédaigneux.

Sur le double que l'onde indulgente aux caprices

Vient offrir à son œil.

Le bel oiseau effeuille une rose d'orgueil

Et vogue avec délices.

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