‹ Anthologie des poètes du DivanChapitre 7 sur 85 · LES MORTS ET LES VIVANTS · texte numérisé non relu

LES MORTS ET LES VIVANTS

Vos yeux, — ces lacs éteints et ces éclairs de lune Pleurent de l'ombre, ô Morts, divinement. Et la nuit large, c'est tout l'amoncellement De cet ombre qui choit de votre sang nocturne.

La nuit — ô Morts divins I c'est votre monument.

Mais si l'humain désir, encor, sous vos paupières, O Morts, — pleure de l'ombre et fait la nuit : C'est en vous que mes barques vivantes s'enfuient Pour saigner leurs grands trouspercés par les lumières 1., (Inédit.)

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