ENTENDS LE VENT HEURTER AUX PORTES
Entends le vent heurter aux portes ainsi qu'un pauvre sans logis; on dirait qu'une amante implore, quelque miséricorde aussi.
Le vent stride dans les serrures un cri du dernier jugement ; on sent qu'ailleurs la vie s'emmure dans la crainte et l'étonnement.
Il glapit des oiseaux de proie dans l'air où passent des terreurs, des gargouilles de fonte aboient dans les impasses en rumeurs
Voici que se tordent les arbres en lamentations, dans la nuit, sous la pluie fauve des feuillages que l'affolement rend stupides.
Le vent hurle sous ma fenêtre, faisant geindre les vieux carreaux, .
ma pensée fuit avec le reître en un vertigineux galop .