‹ Anthologie du XVI siecle francaisChapitre 28 sur 74 · II · texte numérisé non relu

II

Si je ne puis au printemps arriygr, Je suis taillé de mourir en fstër, Et en danger, si en y ver je meurs, De ne veoir pas les premiers raisins meurs. Voilà comment depuis neuf mois en çà Je suis traité. Or ce que m^laissa Mon làrrorinéau, long temp'l aTay vendu, Et en sirops et juleps despendu :

Cé'h^àriVmioinè ce que je vous en mande N'est pour vous faire ou requête ou demande : Je ne veuxpoinj tant de gensjpçembler,^ Qui n'ont soûcjf autre que d^sseT^DtèrT 1 Tant qu'ils vivront, ils demanderont éét^V Mais je commence à devenir honteux.

(S'il veut prêter) qui ne face un debteur. Et savez vous, Syre, comment je paye ?

Nul QÊj^j^^f^^

Vous me'cîevrez^si je^ms^diHfei Et vous feray encores un bon tour :

A celle fin qu'il n'y ayt fautarmlJLe, Je vous feray une belle cédulé, A vous payer (sans usure il s'entend) Quand on verra tout le monde content ; Ou (si voulez) à payer ce sera, Quand voti^^^t^ Et si sentez que soys foible de rems» ' « Pour vous payer, les deux princes lorrains , J" Mé piégeront.; Je les pense^î tè^es^^^l Qu'ils ne f androiii pour moy à l'un des terme

Qu'ils nelÊâiidrç^pour moy à l'un des termes Je sais assez /que vous n'avez pas peur Que je m'eniuye ou que je soys trompeur ; Mais il fait bon assurer ce qu'on prête. Bref, votre paie, ainsi que je l'arrête

Est aussi sûre, advenant mon trépas, Comme advenant que je ne meure pas.

Avisez donc si vous avez désir De rien prêter ; vous me ferez plaisir ; • Ca^puis un peu, j'ay bâty à Clement^; Là où j'ay fait un grand déboursement ; Et à Marot, qui est un peu plus loin : Tout tombera, qm n en aura le soin/.

Voilà le point principal de ma lettre ; Vous savez tout, il n'y faut plus, rienjgejtre. Rien mettre ? Las ! Certes, et si iérày, c Et, ce faisant, mon style j'enfleray, y Disant : « O Roy, amoureux des neuf Muses, Roy, en qui sont leurs sciences infuses, Roy, plus que Mars d'honneur^envir Snrïë, ' Roy, le plus roy qui fut onc couronné^^ , Dieu Tout Puissant te doint, pour t^e'trenner^ Les quatre coins du monde gouverner, Tant le bien de la ronde machine^^, Elfpour autant que sur tous en es digne. %

(Épîtres, XXVII.)

LA TRANSFORMATION DE L'IDÉAL POÉTIQUE CHEZ LES CONTEMPORAINS ET SUCCES- SEURS DE MAROT.

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