‹ Anthologie protestante française, 16e et 17e sieclesChapitre 180 sur 191 · op. cit., préface, pp. i-iii · texte numérisé non relu

op. cit., préface, pp. i-iii

qii ils en ont. Mais, bien qu'il y ait dans la religion des preuves qui se présentent naturellement à l'esprit des hommes, et d'autres qui se font sentir avec la proportion qu'elles ont avec le cœur, comme la lumière se fait connaître par la proportion qu'elle a avec nos yeux, et qu'on puisse dire de ces démonstrations de la conscience qu'elles sont au-dessus de toute expression, et qu'elles perdent plus qu'elles ne gagnent par le raisonnement, il ne faut pourtant pas consentir aux triomphes imaginaires des incrédules, qui, n'ayant jamais senti l'cflicacc de la religion et n'en voulant point admirer les vraies beautés, en combattent ouvertement la divinité. Dieu nous aidera par sa grâce dans le dessein que nous avons de confondre par la raison ces faux partisans de la raison humaine, et de mettre au jour les secrètes illusions que leur font les passions de leur cœur et de tâcher de les disposer à sentir les divins rapports qui sont entre la religion chrétienne et la conscience.

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