PROFESSIONS COMMERCIALES
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260 AGRICULTURE
La superficie de la Bolivie est d'environ 176 millions d'hectares. Si l'on en défalque la moitié pour les forets vierges, les rivières, les lacs et les montagnes, il y a environ 90 millions d'hectares qui restent disponibles pour l'agriculture et l'élève du bétail.
Or on estime que 2 millions d'hectares seulement sont plus on moins cultivés, et avec quel outillage! Les deuv figures, pages 2i5 et 216, en donnent un échantillon tout à fait démonstratif; on voit donc qu'une très faible partie du sol est mise en valeur et que, par conséquent, la place ne manque pas aux immigrants.
Parmi les produits qui constituent l'exploitation agricole la plus active, il faut citer tout d'abord les pommes de terre, le maïs, le blé, l'orge, le qninua (sorte de millet) et des fruits variés; puis viennent la coca, le café, le quinquina, le cacao, la canne à sucre et enfin le caoutchouc, qui se récolte surtout dans le Béni et le territoire de colonisation.
A signaler le nombre extraordinaire de maçons; mais il faut dire que sons cette rubrique sont compris tous les ouvriers du bâtiment.
J'appelle l'attention sur les deux professions de fileuses et de tisseuses, qui font vivre 1 5 p. 100 de la population. L'industrie textile a été, de tout temps, lune des plus prospères. Elle continue à être exclusivement dans les mains des Indiens et des Métis, qui fabriquent depuis les étoiles grossières en laine de llama jusqu'aux tissus fins de vigogne, d'alpaca et de soie. Ils continuent à tisser suivant les procédés primitifs employés par les indigènes préhispaniques. Leur métier consiste tout simplement dans quatre bâtons fichés en terre ou dans les vieux métiers à pédale apportés j:>ar les conquérants du Pérou. (Voir les figures 122 et 12 3.)
Dans les provinces de Mojos et de Chiquitos, on tisse les makanas de coton qui, en raison de leur finesse, sont employés en vêtements, serviettes, hamacs et couvertures [ponchos) et peuvent rivaliser avec les meilleures toiles européennes.
On fabrique à Oruro des étoffes en molleton [bayelones) de toute couleur en pure laine, très jolies et qu'on emploie notamment pour l'habillement des troupes. Dans les provinces de Cliichas et de Cinti et particulièrement à Talina, Livilivi, Camargo et San Lucas, on fabrique des casimirs en laine de première qualité.
C'est surtout dans les provinces de La Paz et de Pacajes que se fabrique la bayette, noir et blanc, qui sert de vêtement à tous les indigènes.
Les étoiles appelées barrayan constituent encore un tissu de laine du pays, mais plus fin et plus serré que les précédents et qui est véritablement aussi imperméable que s'il avait été caoutchouté. Le barragan se fabrique principalement dans les départements de Cocbabamba et de Santa Cruz.
Enfin j'ai pensé qu'il ne serait pas sans intérêt de connaître la répartition, par départements, des vingt principales professions et de localiser, pour ainsi dire, quelques branches du travail. (Voirie tableau suivant, p. 362.)
Nous terminerons en examinant rapidement, par département, les principaux produits de l'industrie bolivienne qui ont donné naissance aux professions recensées.
Département de Chuqiusaca. — Farine, vin, bière, eau-de-vie de Singani (Cinti), que les Boliviens estiment supérieure au meilleur cognac, chaussures fines, tannage des peaux et cuirs. Mines d'argent, de cuivre et d'or.
Déparlement du Béni. — Eau-de-vie, fabriques de balsas, caoutchouc.
Département d'Oruro. — Fromages, tissus de laine et de coton, fonderies de bronze, poterie; région minière très importante : mines d'argent, d'or, d'étain et de cuivre.
Département de Tarifa. — Farine de maïs. Cigarettes. Broderies et travaux à l'aiguille très recherchés. Mines d'or cl de cuivre.
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