‹ Anthropologie bolivienneChapitre 13 sur 199 · INDIGÈNES · texte numérisé non relu

INDIGÈNES

Al HARAS.

POPU- LATION

TOTALE

Omasuyos ....

Ingavi-Pacages .

Totaux . . .

4,565 5,870 4,5og 6,2 10 8,802 6,067 3,844 6,2/19 i,33o

gi,3i8 71,710 53,3i7 4 1,022 33,525 26,507 2 1,091 25,554 44,352 2 1,3 '18

3Ô2,SyS

On voit tout d'abord que, d'une façon générale, la population totale a passé de 519,226 à 4/18,996, en diminution de 70,000 habitants environ. Celte diminution a porté sur la population indigène qui, en i85/i, constituait 85 p. 100 de la population totale de ces onze provinces, tandis qu'en 1900 elle ne compte plus que pour 78.5 ]). 100. Il serait curieux de savoir si c'est l'élément Blanc ou l'élément Métis qui a le plus profité de cet accroissement de 6.5 p. 100. Les chiffres de i854 ne permettent pas cette étude. Mais il esl fort probable que ce sont surtout les Métis qui ont particulièrement progressé. L'ambition de toute femme indigène esl, en effet, d'avoir des enfants d'un Blanc, et, n'était l'état lamentable de dégradation et de saleté dans lequel vit la femme indienne, le nombre des Métis suivrait certainement une marche plus rapide. Quoi qu'il en soit, il faut constater avec plaisir l'augmentation du nombre des Métis, quelque faible qu'il soit. La diminution des indigènes Àymaras a porté sur toutes les provinces, sauf sur celles de Pacages et de Sicasica. La diminution a été surtout sensible dans les provinces qui contiennent les villes de La Paz et d'Oruro, ainsi qu'en témoigne le petit tableau ci-dessous :

SUR ÎOO HABITANTS, COMBIEN D'INDIGENES?

pkomm;ks.

La l'a/....

Omasuyos

Pacages . .

Sicasica. .

Mufiecas. .

Yungas. . .

Larecaja .

Inqiiisi\ i .

Oniro. . .

Faria . . .

CaranMs

l'JOO.

QUECHUAS,

2. Les Quéchuas. — On sait que la population parlant la langue quechua peuple, actuellement, les départements de Cochabamba, Sucre, Potosi, une partie de celui d'Oruro et une

Cliché île M. J.-13. Vau.ln.

Fig. 20. — Femme quéeliua de Potosi.

petite région de Munecas, dans le département de La Paz. Au nord-est du Titicaca, la limite entre les Quéchuas et les Aymaras se trouve à Gojata et au nord-ouest du lac, à Puno.

Nous donnerons un grand nombre de photographies pittoresques qui aideront à les taire bien connaître.

LLis AND1NS.

Clicl.e Je M. J.-B. Vaudry.

Fig. 21. — Quechua de lîarlolo, près Potosi.

Observations. — Le cosluuie des Quéchuas diffère de celui des Aymaras surloul par le pantalon, qui est droit chez les Quéchuas, au lieu d'être à la housardu connue chez les Aymaras. En raison du froid, le sujet porte sur la lête une sorte de bonnet passe-montagne avec oreilles fait en laine de lama, de mouton ou de -vigogne (appelé lluchu en avmara, et cluihi en quechua). Les ponchos et les chapeaux diffèrent un peu suivant les lieux et les fantaisies des artisans locaux. Ici, le chapeau est en feutre, à large bord et à large calotte; le poncho est court. La fleur qu'il tient à la main n'a pas de signification ; c'est pour se donner une contenance.

QUECHUAS.

ClichedeM. J.-B.Vaudry.

Fig. 11. — Quéchuas originaires de Siporo, route de Polosi à Sucre.

Observations. — A sitjiinlrr particulièrement 1rs chapeaux dr ros deux Quéchuas; c'est un modèle très iisilé. Il est en drap avec large bord rigide, à calotte souple sphérique avec incrustations de petites paillettes métalliques de couleur el formant «1rs dessins brillants. Le poncho rsl Ion". On voit, pendu sur la poitrine de celui de gauche, le sac inévitable dans lequel tout Indien enferme les feuilles de coca qu'il a

I habitude de mâcher. Celui de droite a certainement aussi son sar décora, mais il est sous le poncho.

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