EMPLOI METHODIQUE DE LA PHOTOGRAPHIE
C'est là une lacune qui diminue sensiblement la contribution scientifique du voyageur.
Que faut-il pour la combler?
Il faut et il suffit que les photographies, au lieu d'être prises au hasard des événements, soient exécutées dans des conditions toujours identiques de méthode, d'outillage, etc., et par conséquent soient comparables entre elles.
C'est encore à M. Alphonse Bertillon que je me suis adressé pour combler cette immense lacune présentée par la plupart des expéditions scientifiques, parfaitement organisées à d'autres points de vue. M Bertillon était d'autant plus qualifié sous ce rapport, qu'il a basé son système d'identification sur une double opération : anthropométrie et photographie métrique.
Une objection se pose immédiatement.
L'application de la photographie métrique n'est-elle possible que dans des laboratoires d'étude ou dans des salles de photographie construites ad hoc? Trouve-t-elle également son emploi facile dans des voyages d'exploration et sur les terrains les plus divers que rencontre le voyageur scientifique?
L'appareil photographique imaginé par M. A. Bertillon est aussi simple que possible. Il est léger, un seul mulet peut le transporter; il ne demande que quelques minutes pour être emballé, déballé et mis en place. Il peut donc figurer, sans difficulté aucune, parmi les bagages du voyageur qui a besoin de la liberté de ses mouvements. Nous nous en sommes servis, et je puis dire qu'il a victorieusement résisté aux difficultés d'un voyage de six mois pendant lesquels il a eu à supporter bien des chocs et bien des transbordements.
Nous allons donc considérer successivement chacun de ces points, qui sont d'importance primordiale. Mais nous avons lait mieux encore. Nous avons pensé à tirer un parti scientifique des bonnes volontés de ceux qui, pour une raison quelconque, n'emporteraient pas l'appareil en question.
Nous avons donc imaginé une technique permettant de transformer en pholoyrap/ùc métrique les clichés obtenus avec