B. - PORTRAITS EN PIED
L'appareil dont nous venons d'exposer le fonctionnement peut être avantageusement utilisé pour la photographie métrique de sujets en pied à l'échelle de 1/2 oe. Il suffit simplement de le munir d'un objectif de tirage approprié (om,'i5) et de disposer la plaque 9/1 3 en hauteur.
Le champ de l'appareil, qui mesure ainsi 1 m. 80 de large sur 2 m. 60 de haut, est largement suffisant pour ce genre d'opérations. La hauteur de l'objectif au-dessus du sol a été fixée à 1 m. 5o.
La distance du point de vue est de 5 mètres pour la reproduction à l'échelle de 1/2 ov avec l'objectif de tirage om,2 5. Le plan de réduction à 1/2 ou pour la pose de profil n'est autre que le plan de symétrie antéro-postérieur du corps, de sorte que la ligne de la silhouette se trouve à l'échelle exacte de 1/2 oe de la grandeur naturelle. Sur les poses de face et de dos, le plan du 1/20° doit passer par les malléoles externes; son emplacement est, en tout cas, indiqué sur la pose de profil par la verticale principale.
Le tirage de o m. 2 5 n'a rien d'absolument nécessaire, l'essentiel est de placer toujours l'objectif à 5 mètres du sujet et à 1 ni. 5o de hauteur au-dessus du sol. Toutes les images recueillies dans ces conditions, quel que soit l'objectif employé et, par suite, quelle (pie soit leur dimension, sont soumises à la même loi de dégradation linéaire perspective. La mensuration des différentes régions du corps se fera donc d'après le procédé exposé page 3 1 4 pour la mensuration des portraits, mais il faudra avoir soin de prendre le nombre 5 au lieu du nombre 2 pour le calcul des coefficients de reconstitution^'.
(1) Ces photographies peuvent donc être de i/io\ a été réduite, pour les besoins de
agrandies ou réduites selon l'échelle ou le la mise en pages, à l'échelle de i/i3" en-
format qu'on désirera. Ainsi la ligure i/i2, viron , comme l'indique le mètre gradué
quoique originairement prise à L'échelle placé sous les pieds du sujet.
ANTHROPOLOGIE BOLIVIENNE. - I. 2 1
Voici maintenant les règles théoriques qui doivent présider an relevé des photographies métriques de sujets en pied :
Les règles théoriques générales sont les mêmes que pour la photographie métrique de la tète. On prendra les vues antérieure (ou de face), latérales (ou de profil droit et gauche) et postérieure (ou vue de dos). La meilleure disposition du sujet et de l'appareil photographique à adopter, quand l'état du terrain le permet, sur des sujets suffisamment dociles, ou quand on opère à loisir dans un laboratoire, est celle représentée par la figure i/(3.
On trace au cordeau sur le sol (choisi aussi horizontal que possible) une droite indéfinie xx, sur laquelle on mesure exactement une longueur de 5 mètres de Oj en C. De Ox comme centre, on décrit un arc de cercle avec un rayon égal à y m. 07 et de G un second arc de cercle dont le rayon est égal à 5 mètres. On marque le point 02 intersection de ces deux arcs de cercle. On trace alors la droite 02 C, qui sera perpendiculaire à l'axe xx, puisque 7 m. 07 est la valeur de la diagonale d'un carré mesurant 5 mètres de côté. On détermine sur les axes xx, yy les points repères Tx rl\ et T2 T2 à 1 mètre d'écartement pour servir de test de réduction.
L'appareil photographique sera successivement placé en Ox pour les vues antérieure et postérieure et en 02 pour les vues latérales'".
Le sujet est placé en MM' de pleine face par rapport à Oj, de façon que les projections de ses malléoles externes (obtenues au moyen de lequerre ordinaire) tombent sur la transversale yy, à égale distance de l'axe xx, par exemple en M Mr. On règle l'appareil photographique placé en Oj pour que le centre optique de l'objectif se trouve sur la verticale Oj, et à 1 m. 5o de hauteur au-dessus du sol, la chambre étant parfaitement de niveau.
L'appareil peut être d'un format quelconque et la mise au point faite par les procédés ordinaires. La hauteur de 1 m. 5o nécessite généralement un décentrement vers le bas; on aura soin d'en noter la valeur pour pouvoir retrouver sur les clichés la ligne d'horizon. Il est nécessaire que la mise au point (tirage) et la hauteur de l'objectif au-dessus du sol restent invariables pour chaque série d'observations. La photographie de face s'effectue sans autre précaution.
Maintenant le sujet immobile, on transporte l'appareil en 02 et on prend la pose de profil droit dans les mêmes conditions que la pose de face. On fait alors pivoter le sujet de 180 degrés en amenant ses malléoles externes à se projeter exactement aux mêmes points M M', et, sans déplacer l'appareil ,
]) Il sera toujours préférable, quand on identiques placés à poste lixe avec déclenle pourra, de se servir de deux appareils chement simultané des obturateurs.
on prend la pose de profil gauche. Le sujet étant maintenu immobile, on ramène l'appareil en Oj et on prend la vue postérieure.
La dimension des images ainsi recueillies dépend de l'objectif employé, niais leur échelle est parfaitement connue par les repères métriques T\ Tj, T2 T., visibles sur les épreuves et qui servent également de contrôle de la mise en station correcte des appareils. Le plan de comparaison (ou plan au-
Fig. 1 A 1 . — Photographie du n° 135 (Quechua de Cochabamba), réduction au 1/20'. Distance du point de vue : 5 mètres. Hauteur de l'objectif : 1 m. 5o.
quel se rapporte l'échelle nominale) est, pour les poses antérieure et postérieure , défini , au point de vue anatomique , comme étant le plan vertical qui passe par les malléoles externes du sujet.
Dans la station normale de l'homme, ce plan peut être considéré comme très voisin du plan médian du corps vu de face ou de dos, qui détermine la ligne des contours.
Pour les poses de profil, ce. plan de comparaison se confond sensiblement avec le plan de symétrie antéro-poslérieur, puisqu'on a le. soin d'écarter également les malléoles externes de l'axe xx pendant les poses de profil. Li réduction métrique indiquée par les repères métriques T] T2 se rapproche ainsi autant que possible de l'échelle moyenne de l'ensemble du corps et la
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