EXAMEN DE LA PERIPHERIE
Les nuances si multiples de la périphérie peuvent se rattacher à trois catégories principales, savoir : celle des tons azurés ou clairs, celle des violacés troubles ou bleu de faïence que nous appelons intermédiaires , et celle des ardoisés ou foncés.
Cette division est facilement applicable à la catégorie des yeux impigmentés où l'absence de pigment laisse à découvert les couches profondes de l'iris.
Pour la deuxième et la troisième catégorie (pigmentation
jaune et orange), lorsque la matière jaune, au lieu de rester groupée autour de l'auréole, recouvre partiellement la périphérie avec des fusées, des croissants ou des pointillés pigmenlaires, on est souvent amené à y adjoindre le modificatif vcrdâtre et quelquefois ceux de jaune verdâtre, orangé verdâtre, suivis eux-mêmes des mots clair, moyen ou foncé.
Dès la quatrième catégorie, on ne rencontre plus de périphérie azurée. Les termes le plus fréquemment employés sont : intermédiaire , ardoisé, ardoisé verdâtre. Dans les yeux très pigmentés qui se rapprochent des yeux franchement marron, la périphérie est dite châtain verdâtre.
Les tons azurés et intermédiaires ne se rencontrent plus dans la cinquième catégorie.
La périphérie est dite claire, moyenne ou foncée , étant combinés les termes jaune , jaune verdâtre, ardoisé, ardoisé verdâtre.
La périphérie de la sixième catégorie (marron taché de verdâtre) se distingue de la cinquième par l'addition du mol marron.
Dans la septième catégorie, la périphérie est identique à l'auréole.
Approximation. — L'expérience montre qu'il est généralement impossible à un observateur quelque peu familiarisé avec la variation des sept divisions d'hésiter entre plus de deux qualificatifs.
C'est l'indication du degré de pigmentation formulé au moyen de l'un des sept numéros d'ordre qui est la clef de la classification; mais ce chiffre n'est inscrit qu'en dernier, une fois les deux zones de l'auréole et de la périphérie observées et notées, car il n'en est que la résultante.
M. Guillaume était rompu à cette classification; sa notation est donc absolument conforme à celle de M. Berlillon.