‹ Anthropologie bolivienneChapitre 21 sur 199 · MON QUESTIONNAIRE SUR LES MÉTIS · texte numérisé non relu

MON QUESTIONNAIRE SUR LES MÉTIS

1. Les conditions sociales et politiques des Indiens et des Blancs sont-elles de nature à rendre les croisements rares ou fréquents?

R. Il est assez rare que les Blancs et les Indiens se croisent; ces derniers sont dans une telle condition d'infériorité sociale et politique, que le Blanc [à moins d'être de très basse origine) réplique à ce croisement; d'autre part, l'Indien cl l'Indienne sont actuellement tellement sales que les Blancs ne recherchent pas le rapprochement.

2. Pensez-vous que les unions : î" des Blancs entre eux; 2° des Quéchuas entre eux; 3° des Aymaras entre eux, soient plus ou moins fécondes que les unions entre Blancs et Indiens ou entre Quéchuas et Aymaras?

R. Les unions chez les Quéchuas et les Aymaras paraissent être également fécondes, et, dans tous les cas, plus que chez la généralité des Blancs. Chez les Indiens, les familles de cinq ou six enfants ne sont pas rares, et, si ces familles ne sont pas plus nombreuses , c'est que certaines fièvres, comme la typhoïde et la variole, font de grands ravages chez eux.

3. L'union du Blanc avec une Indienne est-elle la règle? Dans le cas où c'est une femme blanche qui s'unit avec un homme indien, la fécondité estelle modifiée en plus ou en moins?

R. Non , l'union du Blanc arec l'Indienne n'est pas la règle, tout au moins actuellement. A l'époque de la conquête il en a probablement été autrement , abus que les Indiens étaient pour ainsi dire civilisés et n'étaient pas tombés encore dans leur état actuel. Le cas d'une femme blanche s' unissant avec un Indien doit être très rare. « Pendant vingt-quatre ans que j'ai vécu en Bolivie, affirme M. Louis Galland, je ne connais pas un cas. » Le contraire doit être plus fréquent.

4. La mortalité des Métis est-elle différente de celle des Blancs ou des Indiens?

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