‹ Anthropologie bolivienneChapitre 73 sur 199 · C. — Propriété · texte numérisé non relu

C. — Propriété

1 . A-ton l'idée de la propriété individuelle:1 — R. Oui, elle est même très respectée.

2. La propriété est-elle commune? — R. Non. Toutefois, dans certains villages indiens, il y a des terres communes où tous peuvent faire paître leurs animaux.

3. Distingue-t-on la propriété mobilière et la propriété immobilière? — R. Oui.

4. Si l'on est agriculteur, le travail des champs s'exécute-t-il en commun? Comment est répartie la récolte? — R. C'est toujours le propriétaire qui fait sa récolle, et elle lui appartient. Très souvent les amis viennent à son aide , et alors c'est lui qui. les régale en leur offrant les vivres cl la boisson.

5. A qui appartient le domaine éminent, à la communauté, à la tribu, au chef? — R. Le domaine appartient au Gouvernement bolivien , qui vend les terres, on les Indiens payent une taxe.

6. Si la propriété individuelle existe, est-elle héréditaire et comment? — R. Héréditaire à charge pour l'héritier de payer la taxe ou la contribution.

7. Le testament est-il en usage? Avec ou sans restriction? — R. Le bien revient naturellement aux parents les plus proches.

8. Comment a évolué le droit de propriété? — R. C'est le Gouvernement bolivien qui s'est chargé de distribuer les propriétés.

D. — Gouvernement. Constitution sociale.

1. Y a-l-il un seul chef ou roi? Est-il électif ou héréditaire? Quels sont ses droits sur la tribu ou le peuple? — R. La véritable autorité est exercée par le curé et le corréqidor, lesquels sont généralement en lutte pour essayer de posséder le plus de pouvoir possible sur les Indiens et en tirer par là la plus grande somme de bénéfices. Dans chaque village, il y a un chef nommé par le Gouvcrnc-

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nient, bolivien , c'est le corrégidor, qui esl généralement mi Mélu. Chefs élus par lu tribu, appelés Caciques ou Couracas s'ils sont <le moindre importance. Ce sont les plus unes de la Irilju et possédant certaines attributions, mais en général tout dévoués aux corrégidors ou aux curés, et n'agissant qu'à leurs instigations. Bâton indiquant le commandement. ( Voirjig. 139, p. 3*2 h.)

2. Si le chef n'est pas omnipotent, par quoi son autorité est-elle contenue? — R. L'autorité du corrégidor est contenue par le sous-préfet, (/ni est son chef direct, et celle du curé par l'évêque, dont il dépend. Le corrégidor est en même temps juge de paix; c'est lui qui intervient pour l'arrangement despetits différends qui surviennent entre les Indiens.

'6. Y a-t-il une aristocratie, des castes plus ou moins fermées? Si oui, quelle est leur origine, quelle est leur fonction? Quels sont leurs droits et leurs devoirs ? — R. Il n'y a pas d'aristocratie ni de castes plus ou moins fermées; tons les Indiens sont égaux et n'ont de différence que leur richesse, qui est plus ou moins grande.

Il S'il y a une hiérarchie sociale, quels sont les rapports des diverses castes ou classes entre elles. — R. Non, pas de différences.

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