‹ Anthropologie bolivienneChapitre 91 sur 199 · CLIMAT · texte numérisé non relu

CLIMAT

Hauts plateaux.

Froid.

Oruro

Idem.

Idem.

Cercado

Idem.

Accidenté.

Idem.

Semi-tropical.

Valle Grande.

Idem.

Santa Cruz. .

Cordillera. . .

Idem.

Ondulé.

Idem.

Tropical.

Velasco

Idem.

Idem.

Idem.

Accidenté.

Tempéré.

Ondulé.

Idem.

| Avile/.

io,3

Idem.

Idem.

Accidenté.

Salinas

Ondulé.

Idem.

■ Grand Chaco.

Cercado

Plaines.

Plaines.

Tropical.

Tropical.

ii, 2

El-Beni

Vara-Diez. . . .

Idem.

Idem.

Idem.

Idem.

Idem.

Idem.

Territoire de To

colonisation . . .

Plaines.

Tropical.

On verra, flans le tableau ci-dessus, l'énorme disproportion territoriale qui existe entre les différents départements.

Le déparlement le plus étendu est celui de Santa Cruz, qui comprend à lui tout seul 20 p. 100 de la superficie totale de la Bolivie. Le département le plus petit est celui dOruro.

Une simple indication sur la topographie générale et le

ANTHROPOLOGIE liOLIVIEVNE.

NATIONALE

2'i2 DENOMBREMENT OFFICIEL.

climat de chaque province a été jointe aux renseignements relatifs à la superficie pour expliquer la densité de la population.

Population urbaine et rurale. — Nulle part la répartition de la population entre les villes et les campagnes ne présente autant de difficulté qu'en Bolivie, parce qu'en réalité les véritables agglomérations sont rares. 11 a été entendu qu'on désignerait sous le nom de population urbaine les agglomérations d'au moins 200 habitants, sans distinction de race.

11 faut retenir cependant, pour bien se rendre compte des tableaux ci-après, qu'on a considéré comme centres urbains seulement les villes, villas, cantons, missions et vice-cantons de plus de 200 habitants, sans apprécier ni les fermes [estancias)(l\ ni les centres miniers dont beaucoup pourraient être considérés comme des centres urbains parfaitement organisés. Mais ils n'ont pas toutefois le titre de vice-canton, qui est la division territoriale la plus petite reconnue par la loi pour les besoins de l'administration. La réunion de plusieurs estancias constitue el aylla (la tribu), qui est la classification distinctive adoptée pour la population agricole depuis l'époque coloniale ; elle a la même composition sociale que la (jens romana. C'est un noyau ethnique caractéristique qui parait être la source de tous les mouvements sociaux et de toutes les civilisations.

Le tableau ci-après montre la faible agglomération de la population bolivienne. En effet, la population indigène reste volontairement isolée dans ses campements, fuyant même les occasions de fréquenter les Blancs, et ne se déplaçant que pour aller chercher du travail dans les centres miniers.

(1) On appelle estancia une aggloméra- à se substituer ensuite à eux dans ceux

tion de vingt ou trente maisons d'indi- où les liens de solidarité devinrent moins

gènes. C'est la marca incasique qui a sur- étroits. Dans les petits ayttus, la estancia

vécu en se joignant au clan spécialement se confond avec eux. dans les ayllus étendus, avec une tendance

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