‹ Anthropologie spéculative générale (volume 3)Chapitre 42 sur 69 · DE XA TIE VÉGÉTATIVE · texte numérisé non relu

DE XA TIE VÉGÉTATIVE

SECTION DEUXIEME

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La vie végétative se rencontre déjà tout entière dans l'animal > de même que celle-ci se trouve déjà dans rhomme. L'animal ne diffère donc de la plante que, 1^ par la sensibilité et la locomotilité; 2^ par des modes ou des degrés divers dans les fonctions végétatives. Encore ces différences ne deviennent-elles très-sensibles qu'entre les végétaux et les animaux supérieurs. La locomotilité et la sensibilité mêmes, prises dans les derniers degrés de l'animalité , et rapprochées de certains phéno* mènes qui s'observent dans quelques végétaux, laissent douter s'il n'y a pas encore ici quelque capacité affective, et une certaine activité.

Toutes les autres fonctions sont visiblement communes à la plante et à l'animal , et nous semblent par conséquent constituer plutôt la vie végétale que la vie animale proprement dite. Seulement, ces fonctions s'exercent au plus haut degré de puissance, et d'une manière plus sensible, dans l'animal que dans la planta, de la même manière que certaines capacités et facultés animiques se développent bien plus dans l'homme que dans l'animal.

Les végétaux et les animaux forment donc comme deux séries graduées qui partent du même point, et s'éloignent l'une de l'autre à mesure qu'elles s'élèvent.

Comme la vie végétative se montre plus sensi-

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blement dans le règne animal que dans le règne végétal, il convient de l'étudier dans le premier plutôt que dans le second, de la même manière que nous avons étudié la vie sensible, intellectuelle et morale dans Thomme plutôt que dans ranimai. C'est d'ailleurs ainsi que le pratiquent les physiologistes. Telle est la raison pour laquelle nous donnons ici une série de tableaux qui tous indiquent aussi des fonctions végétatives. — Nous nous bornons ici à ces tableaux synoptiques et analytiques : les détails physiologiques, anatomiques, chimiques, physiques, mécaniques, etc«, appartiennent à d'autres sciences.

Les caractères d'une fonction sont de remplir dans l'économie animale un office spécial et bien distinct, à Taide d'un organe ou d'un appareil d'organes évident.

Les fonctions ont été classées de bien des manières. La classification la plus généralement admise est celle de Bichat, qui distingue les foactÎQns de nutrition^ ou qui servent à la vie de l'individu, et celles de reproduction, qui servent à la vie de l'espèce.

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L'absorption est la fonction par laquelle sont recueillis et entraînés dans l'économie animale les matériaux nutritifs ou nuisfbles, tant externes qu'internes. On en distingue de constantes (nutritives), et diaccidenteUeê (salutaires ou nuisibles).

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