OBSERVATION
La matière qui, sous le nom de chyle > a été examinée par les chimistes , est loin de devoir être considérée comme provenant en entier des substances alimentaires; celles-ci n^ entrent que pour une certaine partie ; la lymphe et le mucus digestif forment Tautre partie. {Magendie)
DE LA Tia VÉGÉTATIVE. 375
S IV
De la Clrealatton*
rcCDur du corps, — agent de la grande cirftœw f <^ulalion.
I '^^ A cœar du poomon, — agent de la petite cir-
I iccear au poamoi
de 1 f culation.
l'appareil <«,!*»•. /'«''l^re aorte.
îrcidatoireJ ■"*'*' \ artère pulmonaii
Icircidatoîre J "' •"*'" \ artère pulmonaire. J f systèmes capillaires.
\ %veme8 \ pulmonaires,
mécanisme i^ll ÎL^"f,
canisme C2*"* r .^' de la /dans les artères.
culation \tl\ l2 Sfiî?" «•^'"«i"*-
drcnlationlïïïïiSîiiies.
06«ervattofM «ur 2# «an^, la ctrculan'on^ la cftaleur antmale.
el la lymphe.
lo Le sang^ de tous les animaux se compose de globules ensachas , â courbure parabolique. Le sang humain, tu arec un renre grossissant trois cents fois le diamètre des globules, leur donne un aspect apparent de 2 millimètres de diamètre : ce qui revient en réalité à f/i 50 de milli<w mètre, ou â 0»n,0066.
2o Le sang humain est de forme très-régulière. Ses globules , tous â peu près égaux, flottent dans un liquide, le sérum, suivant la direction du sang.
30 On trouve dans le sang tous les éléments composant le corps humain : c'est-4.-dire la fibrine, l'azote, la graisse, l'urée, la matière jaune de la bile et de l'urée, différents sels, l'albumine, l'osmazome. Ces deux éléments forment le système nerveux. La matière grasse qu'on retrouve dans le sang a été reconnue par M. Chevreuil n'être que celle du cerveau et des nerfs. Sa composition chimique est très-remarquable : c'est un corps gras azoté , opposé â tous les autres corps de cette espèce, qui ne renferment point d'azote.
^o Le volume des organes est en rapport avec celui dii sang : ce phénomène est surtout sensible dans la rate.
50 La respiration et le mouvement circulatoire du sang sont les (prin-» cipales?) causes de la chaleur animale. Les auteurs qui ont représenté cette chaleur comme fixe se sont fort éloignés de la vérité. Pour en juger sainement, il faut tenir compte de la température et du degré de Phnmidité de l'air, prendre le degré de chaleur des diverses parties, et ne point juger la température de l'une par celle de l'autre. {JHagendie.) 60 En considérant, a) la nature de la lymphe, qui a la plus grande analogie avec le sang , h) la communication que l'anatomie démontre entre la terminaison des artères et les radicules des lymphatiques, c) la fittilité et la promptitude avec lesquelles les substances colorantes ou salines s'introduisent dans les vaisseaux de la lymphe , il devient trèsprobable que la lymphe est une partie du sang qui , au lieu de revenir au cœur par les veines, suit la route des vaisseaux lymphatiques. (Jbid,)