XII. Mains. — Points de vue , signification
Les mains varient autant et de la même manière que les physionomies; plus il y a de rapports entre les visages , plus il s'en trouve entre les mains.
La forme de la main varie à l'infini , suivant les rapports, les analogies et les mouvements dont elle est susceptible.
Lavater y distingue le volume, les os, les nerfs, les muscles, la carnation, la couleur, les contours, la position, la mobilité, la tension, le repos, la proportion, la longueur, la rondeur. Cette énumération de points de vue pourrait être plus régulière, réduite d'un côté, et étendue de l'autre. Les principaux aspects sous lesquels elle me semble significative , sont :
1" Le volume — ?
2^ L'embonpoint ou la maigreur — ?
3** La forme de l'ensemble — ?
4^ Les surfaces — ?
S'' L'attitude habituelle — ?
6** La grandeur du tout. — Mains trop raccourcies = stupidité et brutalité.
7*^ La grandeur des parties. — Doigts longs et effilés = presque jamais esprit rude et grossier.
8** Leur proportion entre elles — ?
9" La proportion du tout avec l'avant-bras — ?
lO** La forme des doigts, des ongles — ?
11*' La nature des mouvements dans la conversation— ?
Lavater observe d'une manière générale que la main doit expliquer le caractère du corps auquel elle appartient, expliquer le caractère du tempérament, et par conséquent aussi celui de l'esprit et du cœur.
XIIL Epaules, 'poitrine , ventre , cuisses, jambes, pieds.
L'auteur aurait pu ajouter encore à cette énumération, dont nous ne déterminerons pas les points de vue possibles , puisque nous ne trouverions presque rien sur chacun d'eux dans le livre de Lavater. Il se borne à dire que :
1" «Les épaules larges, qui descendent insensiblement, et qui ne remontent pas en pointe, sont un signe de santé et de force; des épaules de travers influent ordinairement sur la délicatesse de la complexion; mais on dirait qu'elles favorisent la finesse et l'activité de l'esprit, l'amour de l'exactitude et de l'ordre.
2^ » Une poitrine large et carrée , ni trop convexe ni trop concave, suppose toujours des épaules bien constituées et fournit les mêmes indices; une poitrine plate, et pour ainsi dire creuse, dénote la faiblesse du tempérament; une poitrine excessivement velue annonce du penchant à la volupté.
3*^ » Un ventre gros et proéminent incline bien plus à la sensualité et à la paresse qu'un ventre plat et rétréci; et j'attendrai toujours plus d'éner-
gie et d'activité , plus de flexibilité d'esprit et de finesse, d'un tempérament sec, que d'un coïps surchargé d'embonpoint. On voit cependant des gens d'une taille effilée qui sont excessivement lents et paresseux; mais alors le caractère de leur indolence reparait dans le bas du visage. »
XIY. Stature, proportions, pose, attitude, démarche, posture, gestes en général.
Observations. 1*^ La proportion du corps et le rapport qui se trouve entre ses parties, déterminent le caractère moral et intellectuel de chaque individu.
2*^ Il y a une harmonie complète entre la stature de l'homme et son caractère. Voyez les géants et les nains, les corps trop charnus et ceux qui sont trop maigres.
3*^ Même convenance entre la forme du visage et celle du corps; elles sont d'accord avec les traits de la physionomie.
A^ Un corps qui réunirait toutes les beautés de proportion possibles ne serait pas moins extraordinaire qu'un homme souverainement sage ou souverainement vertueux.
5° La vertu et la sagesse peuvent résider dans toutes les statures qui ne sortent pas de la mesure ordinaire.
6° Mais plus la stature et la forme sont parfaites , plus la sagesse et la vertu y exerceront un empire supérieur, dominant et positif. Au contraire , plus le corps s'éloigne de la perfection , plus les facultés intellectuelles et morales y sont inférieures, subordonnées, négatives.
7° Parmi les statures et les proportions, comme parmi les physionomies, les unes nous attirent universellement, les autres nous repoussent et nous déplaisent.
8" Rien de plus significatif que les gestes qui accompagnent l'attitude et la démarche : naturel ou affecté, rapide ou lent, passionné ou froid, uniforme ou varié, grave ou badin, aisé ou forcé, dégagé ou raide, noble ou bas, fier ou humble, hardi ou timide, décent ou ridicule, agréable, gracieux, imposant, menaçant, le geste est différencié de mille manières... L'harmonie qui existe entre la démarche, la voix et le geste, ne se dément jamais...... Je doute qu'avec une démarche alerte
on puisse être lent et paresseux ; et celui qui se traîne nonchalamment à pas comptés n'annonce guère cet esprit d'activité qui ne craint ni dangers ni obstacles pour arriver au but.