PHYSIONOMIE DES SEXES
Les mêmes traits doivent avoir la même valeur dans la femme que dans l'homme ; mais il faut tenir compte des différences d'organisation. Voici ces différences d'après Lavater :
La constitution de l'homme est plus solide , celle de la femme plus molle.
La forme de l'homme est plus droite, celle de la femme plus souple.
L'homme marche d'un pas ferme, la femme pose ses pieds avec défiance.
L'homme contemple et observe, la femme regarde et sent.
L'homme est grave, la femme légère.
Le corps de l'homme est plus grand et plus large, le corps de la femme plus petit et plus effilé;
La chair de l'homme est dure et rude, celle de la femme douce et tendre.
Le teint de l'homme est brun , celui de la femme est blanc.
La peau de l'homme est ridée, celle de la femme plus unie.
La chevelure de l'homme est plus courte et plus forte, celle de la femme plus longue et plus fine.
Les sourcils de l'homme sont plus serrés, ceux de la femme plus clairs.
Les lignes physionomiqucs de l'homme sont proéminentes, celles de la femme rentrent davantage.
Elles sont droites chez l'homme , arquées chez la femme.
Les profils d'hommes sont moins souvent perpendiculaires que les profils de femmes.
Les traits de l'homme sont plus angulaires, ceux de la femme plus arrondis.
La grande différence animique entre les deux sexes, c'est que l'homme pense et que la femme sent.
A ces caractères, Moreau en ajoute plusieurs autres tant extérieurs qu'intérieurs (v. t. vu, p. 12 et suiv.) Il renvoie lui-même à Rousseau, à Roussel et à Cabanis. II regarde Saint -Lambert, Desmanes, Thomas, Ségur et Legouvé comme ayant traité cette matière trop superficiellement. Il rattache toute la femme à sa destination naturelle dans la famille, et prétend qu'elle diffère ainsi de l'homme, non -seulement en degré, mais pour ainsi dire en nature. Un homme parfait et une femme parfaite ne doivent pas plus se ressembler d'esprit que de visage.