‹ Anthropométrie ou Mesure des différentes facultés de l'hommeChapitre 88 sur 108 · Penchant au crime · texte numérisé non relu

Penchant au crime

Les résultats que donnent les documents des tribunaux criminels, n'excitent pas moins d'étonnement par la régularité de leur reproduction , qui est vraiment étonnante, quand on établit une comparaison entre l'ordre moral et le penchant au crime en général1.

Je me bornerai, ici, à donner les résultats réduits à des termes comparables. Les documents de 1826 à 1844 sont réunis dans le tableau suivant par périodes de cinq ans, et, afin de rendre les comparaisons plus faciles, les nombres de chaque colonne ont été réduits en tenant compte des chiffres de la popidation , de manière que leur total fût partout égal à 100. La dernière colonne renferme les moyennes des nombres contenus dans les quatre colonnes précédentes.

Le penchant au crime, dans sa plus grande intensité, s'est donc manifesté vers l'âge de 23 à 24 ans; à partir de là, ce penchant s'amortit insensiblement jusqu'à la un de la vie 2. Le tableau dont il s'agit est, je pense, l'un

1 Ces résultats ont été exposés avec détail dans la seconde édition de ma Physique sociale, publiée en 1869.

On peut consulter encore mon Mémoire sur la statistique et les principaux états qui doivent en former la base, in-4°, 1846, tome XXI des Mémoires de l'académie royale des sciences et des belles lettres de Bruxelles. — Voyez, pour les tableaux suivants, la Physique sociale, t. II, pp. 240 à 243, 1869. On y trouve beaucoup de résultats que nous devons omettre ici.

2 II est important de remarquer que la société sera toujours dans l'impuissance de connaître tous les crimes qui se commettent. Leur nombre, en effet, se divise en trois parties >: 1° les uns sont dévoilés en même temps que les coupables ou supposés coupables ; ce sont ceux-là qu'on poursuit ; 2° on connaît le crime et non le coupable ; 3° on ignore et le

des plus curieux et des plus instructifs que l'observateur puisse consulter. La constance avec laquelle se commet le crime, par le manque d'une répression convenable, est certainement un des points les plus intéressants qui puisse appeler l'attention du penseur, et en même temps l'une des parties les plus négligées de notre état social *.

AGES

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