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N» 1, mesures données par Audran. ~ 2, mesures de l'auteur.
Tout tend à établir, au contraire, que le type humain, ddns nos dUmats, est identique avec celui qu'on déduit de V observation des statues ' anciennes les plus régulières. On en conclat aussi que les^ artistes grecs ne^ se bornaient pas à ériger les proportions de leurs statues, comme le font beaucoup d'artistes modernes, d'après un certain tact et d'après des appréciations faites â vue : ils mesuraient bien réellement et , dans les circonstances ordinaires, ils suivaient des proportions déterminées et déduites de l'observation exacte de la nature'.
1 «. L'origînè du dessin est aussi ancienne que les traces des premiers pas de l'homme sur le globe, dit M. P. Legrand dans la Revue de l'instruction publique de France, 21 avril 1870.
«4 Au début, le dessin est sj-mbolique, comme l'écriture qui en dépend. Les tables théoci'atiques de l'Inde, les hiéroglyphes de l'Egypte, les briques d'argile de Babylone, couvertes d'inscriptions cunéiformes, témoignent de son antiquité. Ces essais, souvent informes, sont les premiers signes de civilisation, et des documents authentiques qui ont permis aux savants de refaire l'histoire.
■ « Tout dessin, comme toute pi-oduction, renferme deux choses éminemment distinctes, quoique intimement liées: l'exécution et l'idée, la graphie et l'esthétique, la science et le sentiment. Renfermées Tune et l'autre dans tout objet elles sont nécessaires à toute représentation graphique et se complètent mutuellement; car l'imitation dans les arts ne doit pas se borner au simple phénomène extérieur, mais il doit inspirer une pensée, révéler le souffle qui l'anime.
« Le sentiment du dessin n'est pas donné à tous, mais on peut le développer considérablement par une bonne direction dans les études. La science s'apprend ; ses principes peuvent être connus et appliqués par tout le monde. Les aptitudes de l'esprit, la docilité de la main accordées au commun des hommes suffisent pour conduire à des résultats graphiques suffisants.
" Les Grecs connaissaient la puissance des mathématiques; aussi Platon avait-il écrit sur la porte de son école de philosophie : h Nul « n'entre ici, s'il ne sait la géométrie. " Ne voulait-il pas dire par là que la géométrie est la base de toutes les sciences, de toutes les connaissances humaines? Quoiqu'il en soit, il nous suffit, pour la question que nous traitons, que chez eux cette science était considérée comme la base du dessin, puisque Pamphile, le maître d'Appelles, disait, il y a deux mille ans : « Celui qui veut dessiner ou peindre doit commencer par étudier la géo-
PROPORTIONS DU CORPS HUMAIN
Ils avaient à cet effet, sans aucun doute, des échelles ou canons comme Tout prétendu plusieurs écrivains modernes \ et comme -l'ont avancé d'ailleurs d'une manière, forinelle Lucien-, Diodore, Vitruvè Pline , et Quintilien.
Parmi les statues antiques qui présentent un caractère s^éddX, V Hercule Farnèse méTiie, avant tout, de fixer notre attentioii. La tête "est comparativement, petite :, ,elle ne forme guère que le huitième de la hauteur totg|,l^. La poitrine au contraire offre un développement considérable ;
» métrie et la perspective. » Ce témoignage sufiBrait pour lever tous les doutes et démontrer la nécessité indispensable du secours de la science dans la pratique du dessin, si nous ne possédions pas desx'estes précieux de leurs monuments et de leurs chefs-d'œuvre qui prouvent incontestablement de fortes et savantes études, et les attestations nombreuses des auteurs contemporains, qui nous ont retracé les luttes artistiques entre les plus grands artistes de l^m'.^PPI"^^ ^^^s lesquelles la science remportait toujours la palme.
»« Ainsi, dans le combat entre Apelles etProtdgéne, émules et amis, la propreté, la délicatesse du trait, n'étaient certainement pas le but de leur imitation, mais bien quelque qualité inhérente à la science, du dessin dont ils possédaient l'un et l'autre tous les secrets. »
« n'y avait probablement, dans les ateliers grecs les plus anciens, un canon ou une règle pour les proportions du corps humain; nous citons, comme preuve, le groupe des Éginètes qui se trouve à Munich. Les combattants montrent les mêmes proportions dans toutes les parties, même dans les visages; et la figure de femme dans ce groupe, une Minerve, offre également les mêmes proportions,
» Plus tard, les maîtres trouvèrent la différence des proportions, comme le prouvent des ouvrages admirables en marbre, qui nous sont parvenus. Pline, Philostrate et Vitruve attestent qu'ils donnèrent des régies par éci'it. Quelques lignes qui, seules, nous sont restées de ces œuvres, ont servi aux modernes pour cette théorie.
« On dit que Parrasius a donné, un des premiers, des leçons sur la Symétrie; c'est le nom par lequel les Grecs désignaient la théorie des proportions. Asclépiodor, Miron, Lisippe, Eufranor et d'autres suivirent. Polyclète donna un commentaire sur ces leçons, et pour prouver leur vérité, il tu cette statue qui eut par excellence le nom de canon ou dérègle... » (Pages 1 et 2 Polyclète de Schadow.)
Voyez aussi, sur le canon de Polyclète, la dissertatioa de M. Nmx dans les Mémoires de Berlin. — Schadow, Polyclète, p. 20. ' Lucien a vécu de l'année 120 à l'année 200 de l'ère chrétienne.
la distance des seins est représentée par 0,148; et, chez l'homme moyen, par 0,114 seulement. Les diamètres
rorizontaux sont en général tous remarquablement grands. , 'Voici les principales mesures de Y Hercule Farnèse é jlon les appréciera mieux en les comparant à celles d'un Ide nos-hommes ordinaires .