Proportions chez les Hollandais
Samuel Van Hoogstraeten, peintre et poëte, né à Dordrecht en 1627, publia à Rotterdam, en 1678, un traité sur la peinture dans lequel se trouvent deux feuilles consacrées à montrer les proportions de l'homme et de la femme.
Dans la première de ces feuilles sont deux hommes de croissance achevée, vus de trois côtés, la face, le dos et le profil. L'auteur adopte pour mesure, la palme, qui est contenue deux fois dans la longueur de la tête, en sorte que sa première figure est de 15 palmes de hauteur et la seconde de 16. L'épaisseur et la largeur sont du reste les mêmes de part et d'autre.
Une secondé feuille représente la femme sous cinq aspects de même grandeur; du bas jusqu'aux parties génitales, on compte sept parties, de là jusqu'à la ligne des yeux sept autres, et la quinzième s'élève jusqu'à l'extrémité de la tête : ce qui rend nécessairement les jambes moins longues que la partie supérieure du corps.
G. Schadow, àquinous empruntons ces renseignements, dit que les bras de l'homme et de la femme sont trop courts, en sorte que leur étendue ne donne pas toute la hauteur de l'individu ; de plus, l'auteur a négligé de donner les extrémités, telles que les mains, la tête et les pieds.
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Les proportions de deux enfants sont données sur une troisième feuille : l'un a quatre têtes de hauteur et l'autre cinq. On peut voir, par ces détails, combien Van Hoogstraeten laisse à désirer sous le rapport du sujet qui nous occupe principalement dans cet ouvrage.
En i747 parut, à Amsterdam, avec une traduction française, l'ouvrage de Jacques de Witt, sur les dessins des p7^oporfions . L'auteur s'est distingué, dit-on, par la peinture de ses bas reliefs, qui sont d'une exécution étonnante.
Ad. -G. Camper fit paraître, en 1791, une dissertation physique de Pierre Camper, son père, sur les différences réelles que présentent les traits du visage chez les hommes des différents pays et des différents âges; sur le beau qui caractérise les statues antiques et les pierres gravées, etc. , in-4°, 116 pages, avec 10 planches. Cet écrit, d'un des savants distingués de la Hollande, mérite sous bien des rapports l'attention. Quoiqu'il s'éloigne un peu du sujet dont nous nous occupons ici , nous croyons cependant devoir le signaler aux hommes qui étudient avec soin les formes humaines et les lois qui les concernent. « M'étant exercé au dessin d'après les plus beaux ouvrages des premiers maîtres de la Grèce, dit l'auteur, après la tête d'Apollon pythien, de Vénus de Médicis , d'Antinous, d'hercule Farnèse, ou d'après les meilleurs ouvrages de Michel- Ange, de Quesnoi et d'autres artistes devenus célèbres dans les temps postérieurs, j'ai reconnu promptement une très grande difîérence entre le caractère de ces têtes et celui des nôtres , sans qu'aucune instruction put me faire découvrir à quoi précisément tenait cette différence si manifeste et si frappante, qui Cependant m'attachait toujours infiniment plus que le style de toutes les têtes exécutées par les artistes flamands. » On conçoit
très bien cette différence, si l'on compare non seulement les figures des héros de l'antiquité, mais encore celle de l'homme bien élevé de nos villes, à la physionomie inexpressive et souvent rebutante de l'homme de nos classes inférieures. Nos artistes n'ont pas toujours mis dans les choix de leurs modèles les soins particuliers qu'y mettaient les Grecs, surtout lorsque les physionomies devaient appartenir à un rang distingué.
C'est encore à Amsterdam que parut l'ouvrage de M. Martinet 1, où l'on trouve des détails et des dessins sur la croissance de l'homme-. L'enfant de 2 à 3 ans qu'il présente a cinq têtes de hauteur, et l'homme fait en a huit. En posant ces deux figures sur une ligne horizontale, et à distance, si l'on mène des droites qui joignent le sommet de la tête, le menton, le point de jonction des clavicules, le sein, le nombril, l'insertion de la verge, le milieu de la rotule, on détermine, selon lui, ]£S pomts analogues chez trois figures, placées à intervalles égaux entre eux et les deux figures extrêmes (l'homme fait et l'enfant de 2 à 3 ans). Ces trois figures sont les enfants de 6 à 7 ans, ceux de 11 à 13, et les jeunes gens de 16 à 18 ans. Les quatre parties supérieures ne changent pas ; mais les deux parties inférieures, pour l'enfant, en forment quatre pour l'homme développé. Il est évident que cette manière d'envisager les choses n'est qu'approximative et ne peut avoir de résultats pour l'objet que nous considérons. L'auteur, du reste, est évidemment dans l'erreur, en supposant que toutes les parties du corps humain ont un accroissement
1 Catcclusmus der natuiir.
2 Voyez un de ces dessins dans mon Mémoire sur le poids de l'homme, p. 43, t. VII des Nouveaux Mémoires de V Académie royale de Bruxelles. Il porte pour titre : Tableau de la croissance des etifants , jusqu'à leur état de maturité, dressé sur des expériences faites à Amsterdam de Van 1770 à 1776, sur 12 différentes personnes .
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uniforme avec l'âge ; les lignes qui joignent les mêmes points ne sont pas des lignes droites, mais des lignes très sensiblement courbes.
La France a noblement payé sa dette par les soins qu'ont mis plusieurs de ses artistes et de ses savants, à s'occuper des proportions humaines et à âévelopper la culture des beaux-arts.
Il convient de citer en première ligne Jean Cousin, qui naquit en 1530 et termina sa carrière en 1589. Il se distingua tour à tour comme peintre et comme sculpteur : il était en même temps savant distingué, connaissant à merveille tous les secrets de la perspective et de la géométrie; il écrivit un traité sur ces deux branches des sciences , ainsi qu'un petit livre sur les proportions du co7'ps humain, qui passa entre les mains de tous les artistes.
Nicolas Poussin, qui le suivit immédiatement dans l'ordre des temps, naquit en 1594 et mourut en 1665. Comme peintre, c'est une des premières gloires de la France; et, comme écrivain, il a su montrer combien il attachait de prix à rendre fidèlement les idées qu'il voulait exprimer. Il a cherché particulièrement à faire connaître les travaux scientifiques de Léonard de Vinci, et à donner des mesures prises sur la statue ancienne de Méléagre.
On voyait alors les artistes français fermement convaincus de l'avantage qu'il y avait pour eux à faire marcher de front, comme chez les Italiens et chez les Allemands, les connaissances des proportions et des couleurs avec la théorie et la pratique des Beaux-Arts.
A la suite de la révocation del'édit de Nantes, Henri Testelin, auteur d'un ouvrage qui ne parut qu'après sa mort et qui est intitulé : Conférences de V Académie avec les sentiments des plus habiles peintres, sur- la pratique de la peinture et de la scidpture, dut quitter la ville de Paris, où il était né en 1616; il alla à la Haye, où il mourut en 1695'. On trouve dans son livre quelques mesures du corps humain qu'on peut consulter avec utilité.
Vers 1649, le peintre Hilaire Pader donnait une traduction française des écrits italiens de Paul Lomazzo, sous format in-folio et sous le titre : Traité de la proportion naturelle et artificielle des choses.
D'une autre part, l'artiste Du Grez, qui naquit en 1640 et mourut en 1720, avait établi une école de dessin à Toulouse; il publia, en 1699, un traité de peinture qui contient des recherches sur les proportions humaines.
Vers la même époque paraissaient en France plusieurs autres artistes que l'on peut citer avec éloge. Nous désignerons en particulier Jean-Baptiste Corneille, Bouchardon, Charles-Antoine Jombert, Watelet, André Bardou et Claude Audran, le plus célèbre de tous.
Jean-Baptiste Corneille, né en 1646 et mort en 1695, avait terminé ses différentes études bien avant de les faire connaître par ses ouvrages. Il publia, en 1684, des Éléments de peinture, in- 12, d'un st^de grave et sérieux; il donna dans le second chapitre de ce traité, un aperçu historique des proportions de Polyclète, de Vitruve, d'Albert Durer et d'autres artistes célèbres. On y trouve aussi
1 Nous avons vu précédemment, en parlant de lécole de gravure en Belgique, que Gérard de Lairesse, artiste liégeois, qui avait publié, en Hollande, un ouvrage important Pur la gravure, mourut dans ce même pays en 1711 , par conséquent 16 ans après l'artiste français Henri Testelin.
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des détails sur toute la partie technique de la peinture : SOUS ce rapport, son ouvrage est des plus complets.
Le frère de cet artiste, Michel Corneille, également peintre et graveur, était né à Paris en 1642; il y mourut en 1708, professeur à l'Académie de peinture : comme son frère, il avait reçu de son père , l'un des douze plus anciens membres de l'Académie, les premières leçons de son art.
La France produisait alors un nombre d'artistes assez considérable : Bouchardon, sculpteur de mérite, né en 1698 et mort en 1762, se distingua par ses académies gravées en imitation des dessins au crayon par De Marteau ; elles servirent longtemps de modèles dans toutes les écoles de dessin. On a de lui une anatomie pour les artistes et des proportions de l'homme pour servir de guides dans les études.
Vers la même époque (1755), Charles-Antoine Jombert publiait à Paris sa méthode pour apprendre le dessin. Les nombreuses gravures in-4" que renfermé son ouvrage, donnent un aperçu du corps humain et représentent des figures académiques dessinées d'après nature par Cochin. Dans le quatrième chapitre, on trouve les statues antiques surées par J.-B. Corneille dont nous avons parlé précédemment. Elles sont plus petites et en plus grand nombre que celles d'Audran. Les mesures paraissent exactes ; on peut s'étonner cependant de voir l'auteur prendre, pour mesure, la longueur du nez et estimer les petites parties du corps par ce module, divisé en six minutes.
Dix ans après, en 1765, André Bardou établissait une école de dessin à Marseille. On lui doit différents écrits sur la peinture et la sculpture , dans lesquels on trouve des proportions du corps humain qui supposent pour unité de mesure la grandeur du visage, et qui s'éloi-
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gnent peu des valeurs données par H. Testelin. Deux planches indiquent les proportiQns de l'homme et de la femme, ainsi que celles des enfants de 3 à 4 et de 5 à 6 ans.
C'est en 1760 que Watelet publia son poëme sur L'oM de 'peindre, qui lui ouvrit les portes de l'Académie française \ Dans les réflexions qui accompagnent cet ouvrage, se trouve un chapitre sur les proportions. « Les mesures indiquées semblent principalement empruntées à l'ouvrage d'Audran, quoique ce maître ne soit pas nommé, dit G. Schadow dans son Polyclète. Il y a deux planches de contours avec l'Antinous et la Vénus, et quelques mesures pour la longueur ; ces contours ne sont que dessinés superficiellement. »
J'ai fait connaître déjà, en parlant de l'art chez les Anciens, les services que Claude Audran a rendus à la théorie des proportioiis. Il appartenait à une famille nombreuse d'artistes et il devait connaître mieux que per- .sonne combien peut servir à l'art une connaissance approfondie des dimensions humaines. « Il j a eu neuf artistes de ce nom, dit G. Schadow ^ ; celui que nous venons de nommer était peintre et attaché au fameux Lebrun. Ses mesures des statues antiques (sous le titre : Les proportions du corps humain, 1683, in-folio, chez Gérard Audran, graveur du roi) sont ce qu'il y a de plus sûr et de plus solide de tout ce qui a été écrit, soit avant, soit après lui, sur les proportions; et quoiqu'il n'ait pas proprement établi de système, on peut en construire un sur les proportions qu'il donne, et qui, prises sur le marbre
1 II était né à Paris eu 1718 et mourut dans la même ville eu 1786. Il était fils fVun receveur général des finances, dont il prit la charge eu 1740 ; mais il s'occupa entièrement la poésie et de l'art de la peinture.
2 Page 11 du Polyclèle de Sch.\dow.
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avec le compas et le compas courbé, donnent une certitude à l'artiste à laquelle on n'arrive pas parle coup d'œil. On les a consultées dans les ateliers des sculpteurs ; et dans plusieurs pays, on les a copiées, en y a-joutant la traduction du texte. Les proportions sont variées comme la nature, et telles que le caractère des divinités représentées l'exige. »
Cet ouvrage, extrêmement intéressant parce qu'il rappelle avec fidélité les statues antiques, ne fait cependant pas la différence des âges et n'établit guère de comparaisons entre les sexes. Ce n'est pas un traité des proportions, mais un exposé des mesures prises sur quelques statues anciennes \
La famille des célèbres graveurs Cochin, qui se distin-
^ Ce traité, par suite de la réputation justement méritée qu'il s'est acquise, a été reproduit différentes fois, mais avec plus ou moins de négligence; il en est résulté que plusieurs des proportions indiquées sur les tableaux ont été données d'une manière fautive; on a aussi beaucoup négligé la netteté et la pureté du dessin. Il serait vivement à désirer qu'on fit une édition nouvelle, soigneusement corrigée par des artistes capables, afin de remettre ce traité de dessin dans le rang qu'il mérite.
La préface de l'édition de 1683 renferme un passage remarquable sur les fautes apparentes que faisaient parfois les sculpteurs, afin d'approprier leurs œuvres aux lieux où elles devaient être placées. Voici ce que dit AuDRAN, à ce propos, à la page 3 de la préface de son livre :
" Comme c'est sur ces figures que vous devez faire votre principale étude, il est bon de vous faire observer que, dans les plus belles, on remarque des choses qu'on prendrait assurément pour des fautes, si on les voyait dans les ouvrages d'un moderne. Le Laocoon a la jambe gauche plus longue que l'autre de quatre minutes; l'Apollon a la jambe gauche plus longue que la droite d'environ neuf minutes. La Vénus a la jambe qui ployé plus longue presque d'une partie trois minutes que celle qui porte. La jambe droite du grand enfant de Laocoon est plus longue de près de neuf minutes que la gauche.
« Je ne puis cependant m'empécher d'avoir de la vénération, même pour ces fautes apparentes : je crois que les sculpteurs ont eu leurs raisons, et qu'il y aurait de la témérité à les condamner ; le moyen de penser que ces grands hommes qui ont fait des ouvrages qu'on peut dire par-
gua pendant le xviii'' siècle, mérite aussi d'être mentionnée parmi les artistes qui servirent activement les arts par leurs travaux et par leurs études sur les proportions humaines.
11 en est de même pour les Vernet : nous prenons plaisir à citer ce nom, parce qu'il appartient également à une famille qui a honoré la France par le talent de plusieurs de ses membres. Claude- Joseph, Carie et Horace Vernet figureront avec honneur parmi les hommes qui, pendant près de deux siècles, ont pris part à l'illustration de leur pays. On doit à Horace Vernet deux grandes feuilles : la première contient le texte sur les proportions et porte pour titre : Tableau dît squelette de l'homme, pour le cours de zoonomie, considéré dans ses rapports avec les arts; dans la seconde, on voit le squelette mâle par derrière, celui de la femme en face et celui de l'enfant de cinq ans en profilé
faits , soient tombés dans des fautes aussi grossières que seraient celles dont nous venons de parler, s'ils ne les avaient pas faites à dessein?
« Enti'e plusieurs considérations qu'ils ont pu avoir, et que nous n'imaginons point , il se peut faire qu'ils aient usé de la sorte, à cause du raccoui'ci. Voici comment je comprends la chose. Ces figures éta.ient faites pour être placées dans des endroits d'où elles étaient principalement vues de certains côtés, avec des hauteurs et des distances qui pouvaient changer les apparences de l'objet; les parties que nous avons remarquées, paraissant alors eu raccourci, auraient semblé défectueuses ; et c'est à mon sens, ce qui a obligé de les tenir plus longues; d'où nous pourrions tirer une leçon importante , qui est que , lorsque une figure doit être vue de tous côtés, et d'une distance à la pouvoir entiéremeut examiner, il faut lui donner les pi'oportions telles que nous les ti'ouvous dans l'antique, aux parties qui se fout voir sans aucun l'accourci.- Mais si la figure devait être placée avec des assujétissements à des lieux ou à des distances qui en dérobassent quelque partie à nos yeux , alors il serait bon, et peutêtre nécessaire, d'user do ces savants artifices dout les anciens se sont si heareusement servis. »
1 Ceux qui ont eu le bonheur de connaître Horace Vernet n'ignorent pas que ce célèbre ai'tiste a tourné la flexibilité de son talent vers tout ce qui touchait â son art, et principalement vers la théorie des propor-
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Dans son histoire naturelle cle l'homme, Buffon a été conduit à porter son attention sur Y accroissement successif des enfants, et il l'a fait en naturaliste habile, qui cherche à connaître les secrets les plus intimes de la nature. Malheureusement il ne s'est arrêté que sur quelques cas particuliers que lui a présenté le vaste champ qu'il avait entrepris d'explorer, et il s'est borné à donner les dimensions du fils d'un de ses amis. Ces proportions doivent sans doute être conservées, mais elles nous serviront peu pour le sujet qui nous occupe.
Dans ces derniers temps il a paru un ouvrage français, sur les proportions de Vhoynme, qui mérite de fixer l'attention par les détails qu'il contient. Cet ouvrage, écrit par M. Gerdy, prend, pour unité, la hauteur de la tête, qui est partagée en quatre parties égales comme dans plusieurs autres traités. Ces rapports sont simples; mais ont-ils toute l'exactitude désirable on peut en douter. L'auteur avait eu en vue de donner des rapports faciles à retenir,
tions. Son essai sur ce sujet n'avait enchaîné ni son zèle ni son talent. Quand je le rencontrai à Rome avec son père, sa femme et sa charmante fille, il me parla avec plaisip de ses premiers travaux sur les proportions, et me prêta même son cabinet construit dans les jardins de l'École romaine , dont il était alors directeur. Ce prêt n'était pas sans mérite pour moi : j'avais surtout le désir de comparer nos modèles avec les Romains ; les différences que je trouvai consistaient bien moins dans lé& dimensions, que dans la pureté et la grâce des formes que je trouvais généralement chez les modèles pris dans le peuple.
Dix ans après , je revins à Rome, et j'y trouvai, comme directeur de l'école française, le célèbre M. Ingres, qui voulut bien me donner tous les renseignements que je pouvais désirer. Il me parla avec regret des peines qu'on avait à obtenir des modèles, et des difficultés qu'y opposait le gouvernement romain. Je ne crus pas devoir insister auprès de cet éminent ai'tiste déjà fatigué par l'âge et le travail : je trouvai d'ailleurs sans peine ce que je désirais dans l'atelier de mon ancien compatriote et ami M. Maas, qui soutenait encore avec dignité l'honneur du nom flamand parmi les peintres italiens.
^ Trois planches in-folio, formant atlas, représentent l'homme sous 1» titre à'A.natomie des peintres, Paris, chez Béchet jeune, 1829.
plutôt que des valeurs exactes ; on pourra s'en former une idée par le tableau suivant, qui renferme quelques-unes de ses principales proportions ^
'Proportions de Tliomme diaprés Gerdt.
(La tête est prise pour unité et se partage en- quatre parties.)
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